Lettre citoyenne, aux futur(e)s votant(e)s et aux futur(e)s candidat(e)s à la Présidence de la République Gabonaise:

Dans un avenir proche, sans doute au moment où j’écris ce message, nous tendrons sans doute vers des propositions de dates relatives aux futures élections présidentielles au Gabon. Pour une population de moins de deux millions de citoyen(ne)s, un pléthore de compatriotes, friands de pouvoir, brillant par leur impopularité, se rueront tout de même vers la Magistrature Suprême, tout en étant conscients qu’ils ne seront élus que par la famille la plus restreinte.

Nous souhaiterons avoir des candidats qui fassent des propositions sociales pour le bien des Gabonais et non des candidats qui font de l’invective, l’injure et le dénigrement leur projet de société.

Le passé est déjà entré dans l’histoire. Il fait partie de l’histoire de tous les Gabonais quelque soit notre choix politique. Ce ne saurait être un projet de société que de ressasser le passé sans faire de propositions qui nous identifient tous et nous permettent de regarder l’avenir  à l’unisson.

Nous devons collaborer ensemble pour donner une leçon au Monde en organisant de façon citoyenne et civique des élections qui permettront que chaque Gabonais s’exprime à travers les urnes. Et chaque Gabonais devrait pouvoir s’exprimer en élisant celui qui inspire l’Etat de Droit, celui qui incarne la culture du Gabon et celui qui proposera des projets réalisables et non des projets électoralistes.

Tous, Gabonais, devrions aller voter pour que celui que l’on veut voir représenter nos idées soient là où on le souhaite. Nous plaindre dans nos matitis ne servira à rien, critiquer sans passer par les urnes ne permettra nullement que notre mécontentement ou notre choix soit entendu. Le vote n’est pas forcément une implication dans un quelconque parti politique, il n’est autre qu’une expression civique, une conscience citoyenne pour que nos idées soient véhiculées et entendues. Le scepticisme, le pessimiste et la fatalité ne résoudront rien. C’est à travers les urnes que notre opinion sera respectée et écoutée.

La maturité citoyenne du Gabonais devra permettre que l’on fasse des choix en fonction du profil du candidat, de son projet de société, de ses actes vérifiables par le passé, des valeurs qu’il vehicule et non en fonction de son parti, ni de son appartenance ethnique, non plus de son origine clanique, encore moins de son lien familial avec le potentiel votant. À chaque fois que l’on fera des choix subjectifs, émotifs, précipités et immatures, nous ne devrons donc point nous plaindre de ce que demain sera fait. Nous devons pouvoir nous débarasser de ces oripeaux car notre avenir ne sera que la conséquence de nos options.

Pour ceux qui viendront en donneur de leçon, nous leur disons déjà que le Gabonais porte les germes de la concorde, il n’est nullement besoin d’en faire un argument électoral ou d’en faire un usage unilatéral.

Le Gabon est une merveille dont la pluralité ethnique loin d’être una faiblesse doit constituer une richesse inépuisable. Cette diversité culturelle est un bien à conserver jalousement. Cet héritage est un legs que nous devons tous sauvegarder. Le défunt Président Léon M’ba Minko, pour ceux qui ont vécu à son époque rapportent qu’il parlait parfaitement plusieurs langues gabonaises et ce fut là une incitation à l’unité du Gabon. Je me rappelle aussi qu’à son époque, dit-on, une personne de n’importe quelle ethnie put être Député d’une province dont elle n’était pas ressortissante. Il y avait une seule volonté, celle de maintenir, renforcer, promouvoir et sauvegarder la spécificité de la diversité au Gabon et de bannir la discrimination.

Le défunt président Omar Bongo Ondimba, a repris le relais en continuant le même discours mettant en exergue la nécessité d’une unité nationale pour que nous nous sentions membres à part entière dans un territoire intègre et indivisible.

C’est pourquoi, au soir des résultats définitifs des futures élections, il ne devrait avoir qu’un seul gagnant : le Gabon (et les Gabonais(es)).

La personne qui sera élue devra mettre de côté son appartenance politique, ethnique, clanique, familiale, sa tendance au copinage pour se mettre au service du Gabon et des Gabonais(es). Le/La futur(e) élu(e) devra pouvoir mettre fin à certaines discriminations entre Gabonais.

Un(e) Gabonais(e) qui remplit des conditions pour voter où qu’il soit – au Gabon ou hors du Gabon – doit pouvoir exprimer son choix de la même façon qu’il(elle) devrait être libre de se présenter à une quelconque élection dont seul(e)s les Gabonais(es) – conscient(e)s, refléchi(e)s et libres – seront habileté(e)s à en décider le sort à travers les suffrages.

Il n’y a guère, à mon avis, de Gabonais de l’Etranger, il existe des Gabonais à l’Etranger. Pour qui connaît la subtile différence, il est aisé de reconnaître que nous sommes tous filles et fils du Gabon et que nous ne vivons que de façon temporelle et ponctuelle hors de notre patrie, chacun pour ses raisons, comme citoyens du Monde.

Nous nous nourrissons de plusieurs expériences pour aller enrichir le Gabon. Nous sélectionnons ce qui est bien ailleurs pour l’adapter au Gabon tout en renforçant des acquis qui y existent déjà.

Les revendications des citoyens ne sauraient être assimilés à des actions médisantes ou des faits subversifs car elles sont le reflet d’un malaise réel, patent et vérifiable vécu par une partie des Gabonais qui se sent quelque peu lésée par la gestion de l’Etat.

Celui/Celle qui sera le/la futur(e) Présidente(e) du Gabon devra être un bon rassembleur en laissant de côté ses intérêts égocentriques pour épouser les besoins du peuple souverain où enfants, jeunes, adultes, vieillards, sages se mettront au travail pour l’essor du Gabon.

Citoyennement,                                                       

Odome Angone (Madrid).

Source: BDP-Gabon Nouveau

Exprimez-vous!

  1. Honnetement j’ai été aussi dans la même illusion quelques jours après le décès de OBO.J’ai pensé à tord que la sagesse feminine et au vue de son âge Rose Rogombé était celle qu’il fallait pour que le Gabon entre dignement dans l’histoire.Mais j’ai très vite déchanté d’abord par la violation de la constitution du gouvernement qui a démissioné quand il a estimé utile .Tout ça en présence de cette présidente qui n’a pas trouvé suffisament grave cet état des choses.En suite ,par la reconduite de ce même gouvernement.En fin …J’attend le jour de l’annonce du nouveau président.
    C’est flagrant le décalage qu’il y a entre la façon de voir les choses des Gabonais qui vivent au Gabon et ceux qui vivent à l’étranger.Nos frères qui sont restés au pays sont les plus nombreux et sont ceux qui vivent plus mals .Mais PARADOXALLEMENT ils sont aussi ceux qui ne veulent pas que les choses changent en grande majorité.Ils votent et à chaque fois c’est la personne la moins populaire qui gagne,ce n’est pas grave ils acceptent.Ils ont peur de tout sauf de la misère dans laquelle ils sont plongés depuis 50ans.
    Oui les Gabonais ont toujours voté pour le candidat qui avait un meilleur programme social .Mais a-t-on daigné respecté ce vote ?
    Comment voulez-vous alors que les Gabonais se rendent encore aux urnes ?quand bien même leur volonté ne sera pas respectée?Les pauvres sont belle et bien résignés.
    Moi aussi même si je vis à l’étranger et que je veux voir les choses changer réellement dans ce pays qui est le nôtre.

  2. une seule chose,tous ceux qui pense que les bongoiste ne doivent pas passer alors qu’il n’assite pas à leur meeting,qu’il ne prenne pas de teeshort.Parce que pour l’opinion internationale c’est ce qui compte.
    Mais nous connaissons les gabonais,ils n’ont pas encore rompus avec les 42 ans de règne.Alors, avant de crier à la fraude avant les élections changeons d’abord nos mentalité.

    Nous sommes tous à l’origine de la situation idéologique de notre pays.

  3. Au gabon le peuple est malade et nous sommes tous conscient. notre pays est très calme et les Gabonais ont mm peur d’aborder certains sujets dans les lieux publics. ns ne voulons pas la guerre mais il faut que l’on sorte de cette domination pour montrer au monde que nous ne voulons plus! certes la voie des Urnes existe mais qui organise les elections les bongoiste,les mm que regomboiste a reconduit pour organiser la fraude. Bongo n’avait jamais gagner les elections.En 2005 je l8 ai donné un carton rouge mm si ojourd8 mamboundou n’est plus opposant. cette année ils auront un carton Mangara. et comme en 2005 avec mes amis nous allons attendre le dpouillement des urnes quelque soit l’heure je vs invite à attendre le depouillement après le vote ne rentrez pas chez vous soyons unanime l’avenir est dans nos mains. je dans le 5eme à lbv

  4. @ Odome Angone (Madrid)

    Le probleme CENTRAL ACTUEL du Gabon ne sont pas, a mon avis, les « propositions sociales pour le bien des Gabonais ». Le Gabon n’est PAS en manque de « propositions sociales ».

    Ta « lettre » s’applique a un pays ayant un terrain socio-politique DEMOCRATIQUEMENT FERTILE. Or cela n’est PAS le cas au Gabon.

    « L’acte de Vote » est au Gabon depuis maintenant plus de quatre (4) DECENNIES une simple MISE EN SCENE, une MASCARADE decorative, une FOURBERIE PERFECTIONNEE a merveille d’annees en annees. Pour nous, toujours ce petit pincement au coeur comme au dernier acte d’une TRAGEDIE grecque: la proclamation des resultats finals a la RTG Chaine 1.

    Si le peuple Gabonais avait VRAIMENT eu la possibilite d’ELIR, de CHOISIR celui/ceux qui le gouverne(nt) nous n’en serions pas a quelques kilometres de bitume en 41 ans de pouvoir.

    La MASCARADE changera t-elle tout simplement parce que « l’arbre qui cachait la foret » s’est abattu ? Le SYSTEME s’est-il effondre et mis or d’etat de nuir ?

    Depuis le 10 juni 2009 – interim de Rose Francine Rogombe – as-tu l’impression que quelque chose a change ou bien que quelque chose est sur le point de changer ? N’avons-nous TOUJOURS pas les memes personnes a la tete de notre pays ? La MASCARADE a t-elle fait place a une DEMOCRATIE PATRIOTIQUE sans failles – en l’espace seulement de quelques semaines ?

    Ne nous LEURRONS pas nous-memes !

    Le PROBLEME central au Gabon est qu’il ne PEUT JAMAIS y avoir d’election DEMOCRATIQUE. C’est un FAIT. JAMAIS tant que les memes SANGSUES qui nous gouvernent et que le peuple ne VEUT PLUS VOIR (cela est une EVIDENCE) restent egalement ces memes personnes qui sont appellees a organiser des elections devant (A COUP SUR !) les enlever du POUVOIR. AUCUN parmi eux ne veut/peut renoncer au POUVOIR et n’est pret au SUICIDE PAR LES URNES qui les attend (A COUP SUR !), s’ils organisaient des elections en bonne et due forme.

    La se situe le GRAND DILEMME actuel du Gabon et c’est sur ce point qu’il faut mettre l’ACCENT.

    Le SEUL MOMENT, ou le Gabon a connu un petit vent de DEMOCRATIE qui souffla dans notre pays, fut au lendemain de la CONFERENCE NATIONALE.

    Si nous ne (re)creons pas un tel VACUUM, une telle EUPHORIE SEMBLABLES a ceux au sortir de la conference nationale, RIEN, ABSOLUMENT RIEN – je pese mes mots – ne changera.

    RIEN n’a change depuis le 10 juin 2009, rien ne changera (si on reste au meme STATU QUO) dans les 10 prochains jours, rien ne changera dans les 10 prochains mois, rien ne changera dans les 10, 41, 51 prochaines annees.

    Le peuple DOIT faire comprendre son MAL DE VIVRE, son INSATISFACTION, sa FRUSTRATION pour BRISER le STATU QUO actuel. C’est la SEULE CHOSE qui empecherait la MASCARADE habituelle.

    Sans cela, nous sommes repartis – et l’avenir nous le CONFIRMERA – pour 41 annees de « REBELOTTE » et MISE EN SCENE de pseudo « Demos-Kratos » (« Cratere de Demons » ?).

    Sommes-nous aussi AVEUGLES et NAIFS (STUPIDES ?) pour voir ce qui se passe ?

    Da zhaohu,

    Wànshìtong

  5. Chèrs soeurs et frères gabonais, de toutes origines ethniques et raciales, restez en veille et ne vous laissez pas distraire et disperser par des infos parasites et des effets d’annonce du REGIME toujours en place. Souvenez-vous des mots d’OBO qui s’est toujours demandé « comment on pouvait perdre des élections quand on les organise soi-même » et vu la configuration du gouvernement par intérim, ON Y EST…C’est le REGIME qui organise encore ces élections.

    GABONAIS DE L’ETRANGER, NOS VOTES DOIVENT COMPTER!
    Plan d’actions civiques des gabonais de France dont l’objectif est uniquement de permettre l’organisation d’une élection présidentielle populaire, libre, transparente et régulière.

    Le résultat des urnes n’a de valeur que si les élections sont incontestables. Et à l’heure actuelle ça ne se présente pas bien. Il faut que les forces du changement (tout gabonais du Gabon, de France, d’Europe, d’Amérique) puissent réguler l’organisation des élections au niveau local.

    C’est un acte de CIVISME pas de VIOLENCE ou de soutien à un quelconque candidat, qui d’ailleurs n’aura de légitimité que si le scrutin ne souffre d’aucune irrégularité.

    Il faut qu’on sorte du VICTIMISME passif habituel et qu’on AGISSE en amont et en aval du scrutin.
    Alors que faire?
    Un groupe de gabonais sans étiquette politique s’est réuni pour proposer cette ligne d’action pour que le scrutin présidentiel ne souffre d’aucune contestation quant à ses résultats:

    1. Contrôle des listes électorales et maîtrise du scrutin en:
    a. Organisant la sensibilisation de tous les gabonais de votre localité-département-région,
    b. S’assurant que les listes établies sont en accord avec celles détenues par votre ambassade ou l’organisme organisatrice (contacter les associations des gabonais de votre zone géographique, les mairies et les préfectures, etc.).
    c. Intégrant les forces du changement dans la(les) commission(s) qui organisera (ont) le scrutin dans votre pays, région, département ou localité de résidence.

    2. Vulgarisation et médiatisation de cette élection en:
    a. Réalisant des sittings, des marches, des stands populaires (pacifiques, autorisés et non violentes) dans votre ville ou localité d’accueil.
    b. Contactant et sollicitant les médias locaux, même la plus petite station radio de votre ville doit être contactée, créer un blog* unique avec pour seul mot d’ordre « l’organisation d’élections démocratiques au Gabon » afin d’assurer une veille médiatique réelle et centralisée du scrutin.
    c. Associer les organismes et les administrations étrangères à votre combat. Les mairies, préfectures, les ministères et les associations locales et internationales à vous aider dans cette quête de transparence.

    3. Communiquant le jour du scrutin: En transmettant, filmant, enregistrant individuellement les étapes du scrutin auquel vous assisterez. On doit pouvoir suivre et transmettre en direct les résultats de chaque bureau de vote.

    * BLOG (en cours) créé spécialement et uniquement pour organiser, centraliser, supporter et partager nos idées et nos stratégies afin de nous permettre de suivre en instantané le scrutin présidentiel de sa préparation à sa délibération et ce depuis n’importe quel endroit du monde.

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