11-juillet-2.jpgLa manifestation du 11 Juillet a finalement été statique. Dès 13h30, de nombreux passants se sont joints aux coalisés pour participer a la manifestation. Chaque mouvement de la Coalition avait sa banderole affichée sur la place de la manifestation, Mme  Félicité Vincent a apporté des masques de chirurgiens pour bâillonner la bouche des coalisés avec une croix rouge dessus, symbole du matraquage de la démocratie à la gabonaise. Il fallait à tout prix éviter les temps morts avec le mégaphone. Du coup, parallèlement à l’animation mégaphonique où les Coalisés parlaient tour à tour en arguant des slogans percutants (« Ali Bongo  on ne veut pas » « la françafrique on ne veut plus » « la corruption on ne veut plus » « le bongoïsme on ne veut plus ») et des discours improvisés, d’autres coalisés discutaient avec des passants pour les sensibiliser et les attirer à la manifestation.

 

A 15h30, les Coalisés se sont dispersés, certains ont pris les transports communs, d’autres avec des véhicules personnels ont embarqué certains de leurs camarades pour se rendre  à Sceaux, lieu du meeting qui a débuté autour de 17h. Il était coordonné par M. Patrice Nendjot et modéré par Mlle Emmanuelle Nguema. Il était prévu 8 interventions, les six premières étant le fait des associations et partis politiques membres de la Coalition et les deux dernières seraient tenues par M Curtis Bezauna Mabika, secrétaire exécutif de la Coalition et M. Daniel Mengara, seul candidat interne à la Coalition. Mais faute de temps (car le meeting a commencé plus tard que prévu) et parce que le candidat Mengara n’a pas pu se rendre en France samedi à cause d’un rendez-vous à l’ambassade des Etats-Unis vendredi après-midi, seuls les six premiers intervenants ont pu s’exprimer. De ses six interventions, il en est ressorti les thématiques suivantes :

         Association Franco-gabonaise de M. Olivier  Mengne : l’idée principale était celle de l’instauration immédiate d’une palabre nationale qui seule, permettrait de résoudre tous les problèmes en sus pour assurer une transition démocratique pacifique. A la fin de son discours, il a lancé un appel très émouvant à la jeunesse gabonaise sur la nécessité de sortir de cette prostitution morale dans laquelle elle a été confinée, car selon lui, le rôle de la jeunesse est primordial dans le processus de changement que le Gabon est en train d’amorcer.

         L’association Solidarité gabonaise : a tenu, sous la houlette de M Aubian Nguemah, à établir les différences entre un mouvement associatif et un mouvement politique tout en insistant sur la nécessité de leur collaboration. A cet effet, il a dressé la liste des actions que l’association a mené depuis sa création, aussi bien sur le terrain du combat politique que dans les actions sociales pour venir en aide à leurs compatriotes, qu’ils soient de la diaspora ou sur le territoire national.

         Le Front Populaire Gabonais a principalement lancé un message d’espoir. M. Placide Ibouanga a retracé l’historicité de son mouvement politique en arguant haut et fort qu’il est un enfant du Morena, « en fait, nous sommes tous des enfants du Morena », arguait-il haut et fort. Ceci pour faire comprendre à l’assistance qui était majoritairement constituée de jeunes, qu’il faut rendre hommage à nos aînés qui ont commencé cette lutte et qu’il est possible de résister aux multiples tentations du bongoïstes pour que vainque enfin le peuple gabonais.

         Le Morena unioniste : Le message fort que M. Asseko tenait à apporter à la Coalition se résumait autour du slogan « rassembler n’est pas unir ». Le rassemblement politique naît de la volonté commune à plusieurs partis politique de parvenir au changement, en revanche, l’unicité politique se construit sur la base de la concertation autour d’un projet de société commun. Ceci pour attirer l’attention des coalisés sur les risques encourus dans les réclamations de l’unicité des partis basée sur des compromissions alors que tout parti doit garder son identité politique, même dans le rassemblement. Et l’union de deux partis n’adviendra qu’après un accord de principe mûrement réfléchi.

         Le Mouvement Pour la Libération Politique du Gabon : M. Rodrigue Angoué Malékou communément appelé RAM est parti du constat suivant : contrairement à ce que penseraient certaines personnes, rien n’a changé depuis la mort de Bongo que ce soit sur le pan des institutions (le même gouvernement est resté en place, les mêmes pratiques se perpétuent) que sur le plan des mentalités (le Gabonais ayant toujours peur d’un je-ne-sais-quoi sur la nécessité de s’impliquer dans le débat politique). A cet effet, il a justement pris pour exemple le nombre limité de Gabonais présents au meeting alors qu’il s‘agissait là d’un acte citoyen pour la revendication démocratique. Son mouvement qui n’est pas un parti politique, a-t-il précisé, lutte pour l’établissement des conditions pour une démocratie véritable au Gabon, et c’est le citoyen Gabonais qui doit en constituer l’ossature et la matière première.

         Le BDP-Gabon Nouveau représenté par M. Bruno Ella Nguema a axé son discours sur le devoir de se dire certaines vérités sans haine ni langue de bois. Selon lui, il faut appeler chaque chose par son nom et avoir le courage de dire à haute et intelligible voix ce qui ne va pas. Sans pour autant vouloir refaire l’exégèse de l’état de délabrement total de la société gabonaise, il a proposé de baser les réflexions sur des questions pratiques et élémentaires. Selon lui, il n’est plus question de développer les grandes théories intellectuelles, « il faut maintenant être terre à terre ». Et c’est justement sur la base de ce « terre à terre », de ces questionnements pratiques et élémentaires que se dégageront les solutions appropriées pour améliorer la vie des Gabonais au quotidien.

 

Le meeting s’est clos sur les airs de la Concorde à 18h45, suivi d’un apéritif. Après quoi, les membres de la Coalition se sont retrouvés autour d’un pot juste en face pour discuter de l’éventualité pour la Coalition de soutenir officiellement le Dr Mengara, candidat du BDP et qui jusque là est le seul candidat interne a  la Coalition. Etaient présents au Conciliabule : M. Curtis Bezauna Mabika Secrétaire Exécutif de la Coalition. M. Daniel Asseko représentant le Morena Unioniste, M. Christian Aubian Nguemah representant l’association Solidarité Gabonaise (ASG), M. Placide Ibouanga représentant le Front Populaire Gabonais (FPG), M. Olivier Mengne et M. Patrice Nendjot représentant l’Association Franco-Gabonaise (AFG), M. Rodrigue Angoué Malékou du Mouvement de Libération Politique du Gabon (MLPG), Mme et Mlle Vincent du BDP, Mlle Emmanuelle Nguema du BDP, M. Narcisse Nguema du BDP, M. Thierry Gerard Obiang du BDP et enfin M. Bruno Ella Nguema également du BDP.

 

M. Curtis Bezauna Mabika, secrétaire exécutif de la Coalition a demandé à tout un chacun de se prononcer sur la proposition de soutenir le candidat Mengara et à cet effet, il a organisé un tour de table. Le Morena Unioniste, l’association Solidarité Gabonaise et le Mouvement pour la Libération Politique du Gabon se sont prononcés en faveur de la proposition. L’AFG s’est abstenu à se prononcer sans au préalablement se concerter avec sa base.

 

Fait à Paris le 13 Juillet

La Coalition Gabonaise du Refus et de Salut National

 

1 COMMENTAIRE

  1. Je suis de Madagascar, et apparamment, la France-à-fric est à fond dans ses manipulations de l’ombre, à travers des hommes pourris jusqu’à la moelle, sans aucun scrupule, et qui prennent leurs compatriotes pour des imbéciles finis.
    Mes amis, à Madagascar, on est pas encore à l’élection mais on sait déjà que ca va être comme d’hab sous ces latitudes chères à ces messieurs du néocolonialisme, truquées falsifiées, avec moult monnaies sonnantes et trébuchantes, ou à contrario menace, manipulation, représsion…
    Maintenant est le moment de se réveiller est à notre tour de “bouter” les traitres et les vendus en dehors du Continent, pour qu’ils aillent têter et pourrir à leur tour leur grande putain à laquelle ils ont vendu leur âmes.

  2. Je pense qu’il est temps pour les gabonais de se poser une seule et unique question:
    veulent-ils d’ali ben bongo? Si le gabonais qui vit dans les mapanes, l’étudiant qui trime à l’université, le retraité qui a été spolié de sa pension,
    le malade qui ne peut bénéficier de soins de santé corrects, si toutes ces personnes pensent que leur salut passe par ali ben bongo ondimbus, un individu qui a dilapidé l’argent du pays dans des futilités; alors je ne dirais qu’une chose: un peuple a les dirigeants qu’il mérite. Par contre s’il ne veut pas de lui, je pense qu’il est temps que nous lui montrions à lui et aux amoureux de la françafrique, que nous sommes plus déterminés qu’eux. Quels moyens possédons-nous pour montrer notre désapprobation au coup d’état électoral qui vient de se produire? Il y a la cour constitutionnelle mais personnellement je ne vois pas mboratsuo contester la victoire du demi-frere de ses enfants. Personnellement je pense que la contestation doit passer par l’insurrection. Pour ce faire, il faut mettre en place des techniques qui ont fait recette dans le passé. Il faut savoir que lors de toute insurrection, il est primordiale que les insurgés ne concentrent pas l’ensemble de leurs actions au même endroit. Il est préférable de constituer des petits groupes mobiles pour obliger les forces de l’ordre à se disperser. Eviter les affrontements directs avec les représentants de la loi car ils sont armés et nous nous ne le sommes pas. Donc d’après moi je répète, la tactique de destabilisation doit s’appuyer sur des petits groupes mobiles qui devront tout brûler pour que le monde entier voit notre détermination, car seul un homme déterminé est prêt à perdre tout ce qu’il possède pour ses opinions, ses droits et sa liberté.
    J’exhorte donc tous les gabonais qui sont contre ondimbus fils le nimbus à se soulever et à commettre des incivilités par petits groupes, comme par exemple brûler le lycée Leon Mba, brûler le lycée d’Etat, l’université Omar Bongo, l’ENS, RIO, Kinguélé, etc…..si possible simultanément, de cette façon les forces de l’ordre ne pourront pas contenir la rébellion. Pour ceux, nostalgiques, qui pourraient regretter ces endroits,
    je leur dis que de toute façon, ce sera un mal pour un bien car le nouveau président, quelqu’il soit, aura alors l’obligation de réconstruire à la place, des infrastructures dignes de ce nom.

  3. Bonjour !
    Il faut que vous compreniez qu’Ali Bongo est celui qu’il nous faut quoi qu’on en dise.ILn’a pas l’intension de s’accaparer du pouvoir comme certain le pense.

  4. reponse a celui qui pense voir ce jour de gloire!
    Bien mon chere frere sache d’abord que je suis pas pedé et tu reagi vraiment comme le candidat que tu souyient!vous ne respecter personne et vous voulez le pouvoir!c’est pas de cette maniere que vous l’auraiez!le pouvoir n’appartien pas aux personne qui respecte pas les gens mais aux personne comme Ali Bongo!moi j vais pas d’insulter parceque t’es mon frere si t’es gabonais mais je me rend compte que t’es ce gabonais qui veut pas changer de mentalité!Aujourd’hui tu veut insulter la famille BONGO mais tu dors et te balade tranquillement c’est grace au defunt president BONGO mais ca c’est etre ingrat mais je vais pas m’attarder sur toi parceque frenchement c’est perdre mon temps et moi je suis entrain de preparer la belle victoire d’Ali BONGO le 30 aout!ONT DIT QUOI?ON EST ENSEMBLE!!!!

  5. Réponse à chingy,

    Ecoute petit pédé, je vois simplement que tu es un petit taré de la race de Bongo Ondimba.

    Je te rappelle encore que cette élection concernent tous les Gabonais et que Ali doit non seulement justifier sa nationalité mais aussi quitter le gouvernement pour être à arme égale avec ses adversaires.

    La famille Bongo a toujours été mal intentionnée, comme leurs père, les enfants sont aussi des petits satans…

    Alors va faire ton cinéma où ton ironie là tu veux… moi j’ai besoin de parler à des gens qui sont enfin près pour la révolution.

    j’espère, Chingy le pédé, que tu as bien compris !!!

  6. bongo doit partir ! maintenant qu’il n’est plus vous vous faites appeler ali ben bongo doit partir. et au faite que proposer vous ou b1 vous disposez du statut de meilleur gabonais.celui qui sais critiquer sans pourtant rien proposer.

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