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Gabon : Mamboundou met du rouge dans la palette de présidentiables

«L’homme en rouge», leader de l’opposition gabonaise, Pierre Mamboundou, président de l’Union du peuple gabonais (UPG), a annoncé le 14 juillet dernier qu’il présenterait officiellement le 19 juillet prochain sa candidature à l’élection présidentielle. A cette occasion, le président de l’UPG a appelé plusieurs formations politiques de la majorité et de l’opposition à former un coalition derrière lui, qui serait capable de renverser aux urnes le parti au pouvoir depuis 42 ans.

Les premières candidatures issues des rangs de l’opposition se révèlent enfin, avec l’annonce très attendue du président de l’Union du peuple gabonais (UPG), Pierre Mamboundou, une des principales figures de l’opposition gabonaise.

Dans une conférence de presse tenue dans la soirée du 14 juillet à l’occasion du 20e anniversaire du parti, le leader de l’UPG a annoncé qu’il serait officiellement investi par son parti comme candidat à l’élection présidentielle le 19 juillet prochain.

«Vous serez fixés, chers militants, dimanche sur les raisons de ma candidature à la présidentielle», a déclaré Pierre Mamboundou.

«Vous savez que notre parti aspire à présider aux destinées de notre pays. Nous voulons changer les choses en donnant à chaque Gabonais les moyens de vivre aisément dans son pays», a déclaré le leader de l’opposition, vêtu de sa traditionnelle écharpe rouge.

Dans la perspective de cette consultation électorale cruciale dans l’histoire politique du pays, le président de l’UPG a exhorté les militants à s’inscrire sur les listes électorales «pour nous assurer une victoire sans bavure».

Face aux enjeux de ce scrutin, qui représente pour l’opposition une réelle opportunité d’imposer l’alternance politique, Pierre Mamboundou a appelé des leaders de la majorité et de l’opposition à former derrière lui une coalition qui leur permettrait de disposer d’un poids suffisant pour faire face à la machine électorale du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), victorieux de toutes les élections depuis plus de 40 ans.

A cet effet, il a notamment interpellé l’Union pour la nouvelle République (UPNR), de Maître Louis Gaston Mayila ; l’Alliance démocratique République (ADERE), du Vice-président de la République Didjob Divungui Di Dingue, ou encore Mboumb King et Mouang Mabick, deux leaders de l’opposition à la tête de petits partis.

Pierre Mamboundou s’est déjà présenté plusieurs fois aux élections présidentielles, toujours remporté en un tour par le défunt président Bongo Ondimba.

Il demeure aujourd’hui l’une des tête de file de l’opposition gabonaise, avec un ancien baron du régime, Zacharie Myboto, président de l’Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD).

Réputé pour ses positions radicales sur le pouvoir en place, son rapprochement depuis avril 2006 avec le président Bongo Ondimba avait quelque peu adouci son discours. Lui qui avait juré de ne jamais rencontré le défunt chef de l’Etat, il avait été reçu de nombreuses fois au Palais présidentiel, annonçant même l’obtention d’une enveloppe de 11 milliards de francs CFA pour la construction de sa ville natale de Ndendé, au Sud du pays, dont il était maire à l’époque. Il s’était toutefois expliqué sur cette affaire qui avait suscité de nombreuses réactions, et a toujours continué à dénoncer les défaillances du système en place en émettant des propositions.

Lors du scrutin législatif de 2006, l’UPG était parvenu à placer 7 députés, et plus d’une centaine de conseillers municipaux et départementaux aux élections locales.

Exprimez-vous!

  1. La Déception exprimée par certains compatriotes quant à cette coalition ethnotribolingustique. Je ne crois pas que disent les un et les autres ait pour objectif de nuire à Mamboundou. Ils me semble c’est l’expression d’une inquiètude fondée.Il lui a manque effectivement comme le dit Mombo, l’intelligence et la lucidité d’un Homme d’État. L’humilité qui manque beacoup à Mamboundou lui aurait commandée non pas d’appeler à s’allier derrière lui, mais à l’unité de l’opposition pour le choix d’un candidat unique. Au lieu de celà, Il a préfèré vêtir l’orgueil dont ont lui reconnait et se présenter comme le seul méritant le soutien des autres partis de l’opposition. Constat, Il a plutôt vu venir à lui, ses frères punus et assimilés, autrefois bien encrés dans la majorité constituée autour du PDG qu’ils viennent par repli identitaire de lacher. Inutile d’être l’avocat du Diable; Quand votre espoire repose sur un leader et qu’il fait fausse route, il faut le lui dire. c’est celà qui permet au leader de comprendre qu’il ne détient pas la science infuse comme se bornent à penser les UPGistes. ça ressemble à ce que les PDGistes ont passé le temps à faire autour de Bongo. Les premiers alliers de Mamboudu auraient dû être ses amis de l’opposition. Aurait il redouté la dure loi de la démocratie qui l’avait mis en minorité lors du choix du parti devant représenter l’opposition à la Vice Présidence de la CENAP en faveur de l’UGDD de MYBOTO? Myboto étant son ainé en âge et en expérience, il aurait pu comprendre que l’expérience n’est pas théorique et qu’à l’école de Myboto qui a 71 ans et qui ne pourra pas s’éterniser au pouvoir vu qu’après un mandat,il sera agé de 78 ans et qu’un mandat de plus lui sera difficile car il aura 85 ans donc alourdi par le poids de l’age.Tout serait à l’honneur de l’opposition pour une victoire certaine.L’élection d’un député non originaire de gamba n’est pas le fait Mamboundou mais de l’intégration du candidat aux composantes sociologiques de gamba qui ont regardé à ses idées et à ses actes plus qu’a son appartenance ethnique. C’est donc un tort de le mettre au compte de Mamboundou. Alors soyons sincère avec nous même et évitons de camoufler nos erreurs.Au contraire, il faut le reconnaitre et faire preuve d’objectivité. Si l’opposition sortait perdante de cette bataille,à qui incombera la responsabilité? Pensons y !

  2. Dommage que l’on puisse penser que le candidat Mamboundou est tribaliste car il a un député fang élu au Sud chose que les Fang n’accepteraient pas au Nord. Si tous les Fang voulaient le changement au Gabonais ils ne se présenteraient pèle-mèle. Aujourd’hui il y a Moubamba du Sud et Mengara du Nord tous prétendent vouloir changer la donne de la classe politique gabonaise mais malheureusement je trouve qu’ils ont ambitions inavouées car s’ils poursuivent un but commun pourquoi aller aux urnes séparément face à la machine sytémique pédégiste qui fait semblant de s’éclater pour avoir plus de chance de continuer à appauvrir les Gabonais. Tous deux veulent gouverner quoi je ne pas ils ne se soucient pas des Gabonais. Demandons nous comment vis Mengara aux USA depuis des décennies et qui a financé ses études pour un fils de pauvre sans bourse ou l’aide de l’Etat.
    Ne parlons pas des choses d’autrui mais pensons au changement s’il vous plaît messieurs Moubamba et Mengara, arrêtez de penser à l’ambition qui vous aveugle celle d’être digne successeurs du roi bongo
    Nous voulons le changement et si les soi-disant opposant de la diaspora veulent vraiment le changement qu’ils s’allient au candidat proposé par les opposants locaux. Car beaucoup des Fang sont corrompus et c’est la triste réalité ils ne pensent qu’à leur politique du ventre.
    Il y aura changement avec Pierre Mamboundou qui est un politicien averti et changera les choses au pays. Gabon laissons nos groupements ethnoclaniques et soutenons le candidat de l’opposition pour éviter que notre cher et beau pays soit élevé au rang des Etats dynastiques.

  3. Je ne suis pas Punu, ni Fang encore moins upégiste (mais sympathisant et incontestable partisan du CHANGEMENT). Je voudrais amicalement vous faire savoir que Mamboundou a cité dans son discours tous ceux qui se sont déjà rapprochés de lui. Je ne pense pas qu’il ait fait le calcul de constituer une coalition spécifiquement Punu, comme vous semblez l’affirmer un peu maladroitement. Si vous lisez entièrement le discours de Mamboundou, vous saurez qu’il s’est promis d’élargir sa coalition à d’autres qui semblent encore réticents, à mon avis. Vous savez très bien que les ambitions exacerbées des uns et des autres ne facilitent pas toujours les négociations qui se font depuis un bon moment.
    Le faux procès que vous faites en ce moment à Mamboundou en matière de coloration ethno-régionale n’a pas lieu d’être en termes de comparaison avec plusieurs autres partis et mouvements politiques.
    Commençons par citer le BDP-Gabon Nouveau qui est très majoritairement composé des membres de l’ethnie Fang, occupant d’ailleurs les principales responsabilités. Idem pour la Coalition du Refus et du Salut National dirigée par le BDP-Gabon Nouveau. Aviez-vous déjà accusé Mengara de tribalisme ? Même la méthode employée par Mengara pour présenter sa candidature est, à mon sens, critiquable. Il n’y a pas eu un vote au sein de la coalition. Cependant, vous l’avez acceptée telle quelle sans jamais lever le petit doigt pour faire entendre votre différence. Où est l’exercice démocratique dans toute cette affaire ? Mengara est-il vraiment démocrate ?
    A titre de rappel, j’aimerais soumettre à votre gouverne que l’UPG contient en son sein de nombreux ressortissants de l’ethnie Fang. Il demeure jusqu’à présent le seul parti au Gabon à avoir fait élire un compatriote Fang dans un fief du Sud, c’est-à-dire à Gamba (d’où je suis originaire). Je suis fier de cette réalité, pourtant je sais très bien (et vous-mêmes, en êtes aussi très conscients !!!), un candidat non-Fang n’aurait jamais été accepté dans un fief dit Fang(dans le Woleu-Ntem, par ex.). Alors, arrêtez, s’il vous plaît, de cultiver vous-mêmes sournoisement le tribalisme contre les autres Gabonais. C’est un tribalisme que vous n’avez, cependant, pas l’honnêteté de dénoncer au sein de vos propres organisations. Vous êtes en train de faire le jeu des gens comme Mba Abessolo et ses acolytes, plus ou moins apparentés. Votre rhétorique devient lamentable, si c’est tout ce que vous trouvez à dire contre Mamboundou pour justifier votre manque de clairvoyance face aux candidatures maladroites de Mengara et de Ben Moubamba qui n’auront d’autres effets que d’empêcher égoïstement la victoire du CAMP DU CHANGEMENT. Vous avez raison de faire des critiques, seulement il ne faut pas trouver de faux arguments (surtout lorsqu’ils s’appliquent parfaitement aux leaders qui ont votre préférence). Faites des critiques constructives pour qu’ensemble les opposants puissent enfin chassez le PDG et ses satellites du pouvoir. Votre attitude m’inquiète parce qu’elle est comparable à celle de Mba Abessolo qui a largement contribué à enraciner le pouvoir de Bongo en divisant l’Opposition Gabonaise en 1990. Soyez plus constructifs et attaquez les vrais ennemis du peuple gabonais. Mamboundou n’en fait pas partie, quel que soit le reproche qu’on pourrait lui faire concernant son rapprochement avec Bongo !!! Et pourtant, je ne lui donne pas la communion sans confession et je reste vigilant. Je pense qu’il faut attendre qu’il passe au pouvoir pour bien le juger et le surveiller à la loupe. Pour l’heure, cher(e)s compatriotes, permettez-moi de vous dire que vous menez-là un faux combat !!!

  4. Mamboundou n’a pas l’intelligence ni la lucidité d’un Homme d’État. Ses réflexes et ses attributs restent manifestement ceux d’un grand chef de quartier, régnant sur des sujets totalement blasés, et avec lesquels il se sent en totale sécurité car partageant les mêmes idées d’une gestion tribale de la cité.
    Ne demandez donc pas à un tel homme de voir plus loin que le champ de vision dans lequel il est quotidiennement baigné depuis son retour d' »exil » dakarois.
    Qu’un tel personnage vienne à prendre un jour le pouvoir serait une sérieuse calamité pour un pays comme le Gabon, qui campe une cinquantaine d’ethnies, et lesquelles, pour leur bonne cohésion, demandent un esprit bien plus ouvert que ce que trahit, de la part du chef upégiste, cet appel aux élans véritablement sectaires et tribalistes.
    Si Mamboundou passe, attendez-vous à voir toute l’administration nationale dialoguez qu’en Punu, la langue qu’ont en partage le chef upégiste et tous ses frères de la Coalition sudiste.

    Pauvre Gabon !

  5. Et bien après l’esquisse d’une nation fang ( Oyé Mba, Eyeghe Ndong, Mba Abessolo, Ona Ondo), voila aujourd’hui la nation punu élargie!!!! Décevant de la part de Monsieur Mamboundou, pourquoi ne pas faire appel à d’autres partis politiques non dirigées par des gens du sud? Triste mentalité! Finalement, tous ses hommes politiques appliquent le credo de feu Omar Bongo Ondimba : « Après moi le chaos! » Et bien, ils sont nombreux les dignes fils d’Obo!

  6. pauvre gabon, voila une election qui se jugera sur les bases ethnotribalistes. ne vous etonnez pas ensuite que le pire s’installe. je suis congolais, je suis de tres prés les formations politiques de notre sous-régions, c’est dommage car c’est pareil partout au cameroun, en centrafique, chez moi et maintenant au gabon. pitié pour l’afrique

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