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Gabon: délai d'inscription sur les listes électorales "trop court"

Deux partis d’opposition gabonais, le Parti social gabonais (PSG) et de l’Union du peuple gabonais (UPG), ont demandé mercredi la prorogation d’une semaine de la période d’inscription sur les listes électorales en vue du scrutin présidentiel du 30 août.

Selon le PSG et l’UPG les délais fixés sont « trop courts ». Leur demande intervient alors que les opérations d’inscriptions et de réinscription devaient s’achever mercredi soir, aprés une prorogation de 24 heures due à l’affluence.

« Les délais sont courts, (…) on se rend compte qu’il y a foule (devant les centres d’inscription) et qu’on ne peut pas résorber cette foule en 24 heures », a déclaré à la presse le président du PSG, Augustin Moussavou King, s’exprimant également pour l’UPG de Pierre Mamboundou.

M. Mamboundou a été investi candidat à la présidentielle par cinq partis dont le PSG et l’UPG.

« Nous suggérons (…) que le ministre de l’Intérieur prenne une semaine supplémentaire pour pouvoir donner la possibilité à chaque Gabonaise et chaque Gabonais de s’inscrire dans le calme », a précisé M. Moussavou King.

Des représentants des deux partis doivent rencontrer jeudi le ministre de l’Intérieur, Jean-François Ndongou, pour formaliser cette demande de report, a-t-il indiqué.

Selon le calendrier officiel les inscriptions sur les listes électorales devaient être terminées mardi. Les listes définitives étant remises à la commission électorale le 15 août, un jour avant le début de la distribution des cartes d’électeurs.

La présidentielle anticipée du 30 août – scrutin à tour unique au Gabon – fait suite au décès, annoncé le 8 juin, du président Omar Bongo Ondimba, dont le mandat devait prendre fin en 2012.

Une vingtaine de candidats se sont déjà déclarés, dont Ali Ben Bongo Ondimba, fils du défunt et candidat du parti au pouvoir. Les candidatures doivent être examinées par la commission électorale, qui rendra publique jeudi la liste des candidats retenus.

Exprimez-vous!

  1. Monsieur Ndong,

    Entièrement d’accord avec sur la seconde partie de votre discours concernant Ben Moubamba. C’est clair que ce Monsieur a de l’avenir, et j’irais même jusqu’à dire qu’il risque de faire un score plus qu’appréciable à cette élection. On observe.Les gabonais dégoutés par les politiciens assoiffés risque de tous se rabattre sur les membres de la société civile, surtout nos concitoyens issus des ethnies minoritaires et qui se sentent complètement écartés du débat politique, il est incontestablement celui qui parait le plus sérieux, une sorte de force tranquille et rassurante se dégage de sa personne. On observe.

  2. maintenant que la candidature de mr mengara a été rejetté je penses qu’il devrait sallier aux opposants, plus exatement au partie qui a investie mr maboumdou car c’est selement de cette façon que nous allons vaincre !!

  3. Daniel Mengara devrait profiter de sa présence dans son pays pour rendre public sa candidature à la présidentielle anticipée. Rappelons qu’il avait déjà fait acte de candidature à cette élection à Paris au courant du mois de juin 2009 (voir photo.) Sa politique vise, pour une meilleure gouvernance, à un changement radical du pays. Pour plus d’information allez sur son site de campagne : http://www.mengara.com.

    Mais sa candidature, difficilement acceptable par la cour constitutionnelle car ne respectant pas la présence continue sur le territoire national, devra bénéficier de la « clémence » des autorités politiques ou de l’instauration d’un nouveau rapport de force. Le plus important demeure cependant la participation de ce fils du pays au débat démocratique qui s’ouvre. A l’heure actuelle, le Gabon doit se nourrir et s’enrichir des analyses et des propositions de tous ses fils et filles. Et pour prévenir les conflits de demain, les gabonais doivent éviter l’exclusion de leurs frères et permettre à Mengara de se présenter. Car n’oublions pas, l’exclusion de Ouattara du débat politique fût une des causes de la crise ivoirienne actuelle. La participation de Mengara implique néessairement une sérieuse entorse à la constitution. Les autorités iront-elles jusque-là ? C’est possible. Mais elles le feront uniquement pour contrecarrer la montée en puissance populaire de l’opposant Bruno Ben Moubamba. Car la mue de ce dernier de porte parole de la société civile en opposant neuf et sans casserole est de plus en plus perceptible sur le terrain.

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