Gabon : Les premiers faux-pas de l'«après Bongo»

Deux mois après le décès du président Bongo Ondimba, les premiers signes de déstabilisation sociale sont apparus le 7 août dernier à Libreville, avec les violents affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants qui réclamaient la démission du gouvernement du candidat du parti au pouvoir, le ministre de la Défense nationale Ali Bongo Ondimba. L’intervention sur le terrain des leaders politiques de l’opposition aura permis d’apaiser la tension, et la marche pacifique aura finalement eu lieu.

«La paix et la cohésion nationale» sont-elles en danger ? Au lendemain de la mort d’Omar Bongo Ondimba le 8 juin dernier, la Nation entière s’unissait autour de ce précieux héritage, chacun allant de sa profession de foi pour préserver ces valeurs. C’était il y a tout juste deux mois.

Depuis quelques semaines, à mesure que grandit l’opacité du processus électoral, la cohésion nationale semble s’effriter inexorablement avec l’apparition de nouvelles frontières régionales, certes virtuelles, qui épousent les zones d’influences des différents candidats. Des frontières tracées avec les marqueurs ethniques qui soulignent le repli identaire, à la fois comme norme de sociabilité et puissant combustible pour la course au fauteuil présidentiel.

La paix quant à elle a eu les premiers coups de boutoir le 7 août dernier, avec les violents affrontements qui ont opposés les forces de l’odre et des manifestants au quartier Rio, à Libreville qui ont répondu à l’appel de la coalition de 8 candidats à l’élection présidentielle qui demandent le départ du gouvernement du ministre de la Défense, Ali Bongo Ondimba, candidat du parti au pouvoir.

La foule a été dispersée, dans la matinée, par une violente répression policière qui a attiré les foudres des manifestants dont le nombre grandissait à mesure que les grenades lacrymogène explosaient. Un des émeutiers roué de coups par les forces de l’ordre se serait évanoui, le visage en sang. Les policiers l’auraient placé dans leur camion, provoquant un sursaut de colère de la foule qui l’aurait pris pour mort.

L’arrivée sur le terrain des candidats de l’opposition Pierre Mamboundou (ACR/UPG), Zacharie Myboto (UGDD), Jules Aristide Bourdès Ogouliguendé (CDJ), Luc Bengone Nsi (Morena),Robert Marcel Tchorere(Cercle Omega), ainsi que les indépendants Casimir Oyé Mba (ex-PDG), André Mba Obame (ex-PDG), Claudine Ayo Assayi, Bruno Ben Moubamba, et Paul Mba Abessole (RPG, majorité), a finalement permis d’apaiser la tension et d’obtenir le feu vert pour la marche. On peut tout de même se demander pourquoi les organisateurs de cette manifestation n’ont pas fait l’effort de l’encadrer dès le début, ni prévu de service d’ordre compétent.

«La réaction de la police a été très violente, démesurée», s’est insurgé monsieur Bourdès Ogouliguendé, porte-parole des candidats présents, qui sont parvenus à négocier avec les forces de l’ordre le transport à l’hôpital des blessés et l’escorte de la marche jusqu’au rond-point de la Démocratie.

«Nous avons calmé la situation mais nous continuons à demander la démission d’Ali Bongo, il ne peut être ministre et candidat. Nous réclamons aussi le nettoyage des listes électorales afin que nous ayons des élections justes et transparentes», poursuit le porte parole des candidats.

Entre 5 000 et 6 000 personnes ont finalement suivi la procession d’où fusaient de virulents slogans : «On a supporté le père, on ne veut pas du fils. Si on ne nous écoute pas, on va tout brûler !» ; «On veut le changement !» ; «Ali démissionne !» ; «Ali dictateur !», scandait le cortège.

Le ministre de la Communication, Laure Olga Gondjout, avait rappelé la veille dans une déclaration spéciale que «l’organisation de toutes les réunions publiques est assujetties à l’autorisation préalable du ministre de l’Intérieur et non à une simple information».

Jusqu’ici, aucune réaction concrète n’a été donnée par les autorités, qui brandissent dans leur mutisme l’absence de dispositions légales quant au statut d’un ministre-candidat. Mais dans une période où les équilibres sont aussi fragiles, on pourrait espérer que les autorités privilégient le dialogue social pour préserver la paix et surtout mener la transition à bon port.

A trois semaines de l’élection présidentielle du 30 août, les autorités chargées de la transition doivent lancer des signaux forts à la population pour panser la cohésion nationale et préserver la paix, comme elles l’avaient si solennellement promis il y a tout juste deux mois.

Exprimez-vous!

  1. ali bongo roi du gabon!!!kel genre de plaisir a tu pour vouloir t’impose dans 1millieu qui ne desire pas?stp demissione et va loin avec l’argent que tu a volé au pays.arret 1peut ton boucan

  2. cher monsieur et dame, grande est ma surprise de voir des gens qui accusent le grand ali de vouloir foutre le feu dans ce pays brandirent sur des pancartes je site « on va tout bruler ». comment ceux qui prétendent vouloir la paix ou les garants de la paix dirent de telle chose?maintenant ,nous nous rendons compte que le seules responsables du désordre que nous enregistrons depuis un certain moment n’est que le fruit des opposant;car , ali pour rien au monde ne mettrait ses chers compatriotes en danger perpétuel,car de cet héritage qui coule dans ses veines « la paix »ne saurait faire le contraire en bon héritier.chers frères pourquoi piller les acquis du Gabon alors que le Gabon se doit d’être développer?il faut quelqu’un qui pense a la venir du pays comme ali ben au lieu des pilleurs comme des opposants

  3. c’est très malheureux de voir que les gens s’amusent a qualifie ali de dictateur,qu’a t il fait un jour dans ce pays pour qu’il soit qualifier de dictateur?pourtant jusqu’à présent il reste le candidat le plus pacifique .DANS la mesure ou il n’invective personne mais plutôt il subit des injures de ces confrères.pourquoi faut il attribuer de tel qualificatif a ceux qui mérite d’être loue et considéré dans la société de part leurs actes .CAR MOI JE VOUS ASSURE QU’ ALI EST HOMME DE BONNE FOI ,DE BONNE MORALITÉ ET TRÈS SOCIABLE

  4. ON sait qu’ali Bongo va démissionné du poste de la défense au profit d’un proche de la famille encore plus extrémiste pour la préservation de leur « entreprise familiale Gabon »

    il s’agira,pour la mascarade,de nommer quelqu’un comme samuel Mbaye ou Oyini^ou nééré odja.

    L’objectif principal étant de faire usage de la force de frappe publique(forces de défense)et privée(la nébuleuse des société de sécurité et les ex guérilléros des pays en guerre en afrique.

    Mais ils ne parviendront pas à placer le poulain au pouvoir.C’EST LE PEUPLE QUI LE FERA PAR TOUS LES MOYENS!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    La présente note vise à ce que vous épargniez vos ressources de toute sorte préparées pour votre projet on ne peut plus incendiaire mais criardement perdu d’avance.

  5. Madame laure Gondjout cessez de faire la conasse,le Gabon n’a plus de ministre de la communication ni de l’intérieur,encore moins de la défense.

    J’irai même loin on n’a plus de premier ministre;l’actuel est un sorcier affairiste patenté;il est purement et simplement idiot.

    En allant encore plus loin le Gabon n’a plus de président;rose rogombé est une scélérate,malgré la confiance le gabon ,la communauté internationale ont placé en cette femme qui se fait aujourdh’hui la pire des vermines jamais rencontrée dans les femmes de son rang!!!

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