Les principaux candidats à la succession d’Omar Bongo, décédé en juin, demandent un report du scrutin pour limiter la fraude

Un collectif de candidats de l’opposition gabonaise a annoncé mercredi 11 août qu’il allait saisir la Cour constitutionnelle pour obtenir le report de l’élection présidentielle prévue le 30 août. « Dans le contexte actuel, les irrégularités et inégalités sont trop flagrantes », a expliqué l’un d’eux, Jules-Aristide Bourdes Ogouliguende.

Le collectif rassemble 11 des 23 candidats, mais pas Ali Bongo, fils d’Omar Bongo (décédé le 8 juin après 41 ans au pouvoir) et candidat de l’ancien parti unique, le Parti démocratique gabonais (PDG). Resté ministre de la défense – ce que l’opposition conteste –, Ali Bongo est le candidat du clan paternel, qui garde le contrôle de l’appareil d’État, y compris les médias publics.

L’opposition met notamment en cause le retard mis à afficher les listes électorales dans les communes. Le calendrier officiel prévoyait que cette opération ait lieu entre le 1er et le 8 août et que les citoyens puissent émettre des réclamations entre le 9 et le 14 août. Mais l’affichage ne s’est fait que le 9 août dans la capitale, Libreville, et, de manière incomplète, dans le reste du pays à partir du 10 août.

Des listes électorales douteuses
Le premier ministre Paul Biyoghe Mba, membre du PDG, a balayé les remarques des candidats, dont plusieurs sont des dissidents de ce parti : « Nous respectons la date fixée par les instances habilitées à fixer les élections : la date, c’est le 30 août. » Il a déclaré que le ministère de l’intérieur avait détecté au moins 120 000 doublons sur les listes électorales. « On arrivera à une liste convenable et conforme à notre population, affirme Paul Biyoghe Mba. On est aux alentours de 700 000. »

Ce chiffre laisse songeurs les observateurs, puisque les listes de la dernière présidentielle, en 2005, comptaient 560 000 inscrits : un nombre déjà jugé surestimé, vu la population réelle du Gabon. Le chiffre officiel de 1,5 million d’habitants, dont 1,2 million de Gabonais, avait été affiché en 2005 par le gouvernement en dépit des résultats inférieurs tirés d’un recensement effectué en 2003.

La révision du fichier électoral était au cœur des débats, le délai constitutionnel de quarante-cinq jours n’étant, de l’avis général, pas tenable. Alors que le PDG estimait une rallonge de quinze jours suffisante pour organiser l’élection, la plupart des partis de l’opposition ont réclamé de trois à six mois supplémentaires pour mettre au point un fichier électoral crédible. La Cour constitutionnelle avait finalement tranché pour quarante-cinq jours supplémentaires, ce qui a abouti à la fixation du scrutin (à un seul tour) au 30 août.

“Le Gabon n’est pas une monarchie”
L’atmosphère générale de la précampagne est assez tendue. Le 7 août, la police a dispersé violemment une manifestation réunissant plusieurs milliers de personnes qui réclamaient la démission d’Ali Bongo. « Le Gabon n’est pas une monarchie », scandaient-ils.

Deux candidats, Jean Eyéghe Ndong et André Mba Obame, ont été empêchés de quitter le pays pour faire campagne auprès de la diaspora. Une situation paradoxale pour ces deux anciens piliers du pouvoir, ancien premier ministre et ancien ministre de l’intérieur. La multiplicité des candidatures d’anciens membres du régime laisse d’ailleurs entrevoir des rebondissements, des retraits ou des ralliements.

1 COMMENTAIRE

  1. voila notre opposition… franchement elle frise le ridicule. mamboundou en 2005 reconnaissait l’inconstitutionnalité de la présidence de mbouratsuo qui lui avait volé la victoire, et aujourd’hui lui et les autres pensent qu’elle va decider de reporter les elections. qu’ils aillent paitre. franchement, c’est honteux pour le peuple gabonais d’avoir des dirigeants sans couilles. a cette allure le scenario est connue, le 31 ali sera declaré vainqueur, s’en suivra une forte periode de troubles (des centaines de morts probablement) qui conduira á une forte repression, fuite en exil de certains opposants et entrée au soit disant gouvernement de consensus de certains candidats pour conitineur de piller mba obame, ben moubamba, mehdi teale, nsi bengone, maganga moussavou. et le gabon toujours la merde.

  2. Cette opposition vraiment me decoit. Je l’avais deja dit ici sur ce site, la raison pour laquelle je voulais voter pour Mengara, c’est non seulement a cause de son projet de societe, mais aussi a cause de son caractere car a mon avis, il etait le seul a meme de defendre mon vote jusqu’au bout. Mais c’est par defaut que je vais voter Mamboundou. N’empeche, il me decoit enormement. Ils (ces opposant) veulent etre plus royaliste qye le roi.
    Ils tirent la constitution comme referentielle alors meme que celle qui est sensee la defendre en premier, est elle meme hors la Loi. Que Mamboundou s’amuse encore a faire ce qu’il a fait en 2005, et il sera sur de finir ses jours dans le desonheur total, et le silence, pour avoir joue le jeu du PDG en leur gratifiant de toute credibilite.
    Meme Moubamba le nouveau venu est plus menacant et plus virulent que ces ancients opposants.

    C’est vraiment a croire que ces “opposants” veulent continuer a s’opposer toute leur vie sans jamais arriver au bout de leurs “convictions” s’ils en ont. Pitie!!

  3. Parfois, il nous est TRES difficile de comprendre la TACTIQUE de notre O si chere “opposition”. L’opposition veut, je cite: “saisir la Cour constitutionnelle pour obtenir le report de l’élection présidentielle prévue le 30 août”.

    Damn! De qui se MOQUE-t-on ? Qui est a la soit-disante “Cour Constitutionnelle” ? N’est-ce pas “Miss” Mbourantsuo qui a assiste – aux dernieres nouvelles – mercredi MATIN (12.08.2009) au domicile de “Mister” Ali Ben Bongo a la sabliere, au depot de 10 vehicules achetes par un certain Frederic Chapuis – PDG de SGTC (societe specialisee dans la “visite technique” sise a Sainte-Marie) – a TRACTAFRIC d’une valeur de 100 Mio. de FCFA ?

    Si l'”opposition” pense pouvoir “faire des omelettes” sans pour autant “casser les oeufs”, elle SE MOQUE D’ELLE-MEME et SE MET COMPLETEMENT “le doigt dans l’oeil” ! Et nous avec. Les “autres” TRICHENT, RECONNAISSENT (meme) qu’ils trichent, mais veulent quand-meme tenter le COUP de FORCE. Et “vous”, vous faites Q-U-O-I,O chers “opposants” ? Seulement du “bla bla bla”, (pseudo)Constitution par-ci, (pseudo)Constitution par-la ? C’est avec un C-H-I-F-F-O-N de (pseudo)”Constitution” avec une (pseudo)Cour Con-stitutionelle D-E-P-R-A-V-E-E avec a sa tete une (pseudo)presidente – une certaine Marie-Madeleine K-A-T-A-N-G-A-I-S-E qui n’a RIEN d’une Sainte (!) que vous, O cher “opposition”, voulez parler de “Droit” ?!?!

    Je pense qu’il est ENORMEMENT TEMPS de SANCTIONNER cette PSEUDO-OPPOSITION qui veut nous emmener sur le chemin de “NULLE PART”. Sans le peuple, TOUS ces microns de POLITICARDS (en herbe) ne sont RIEN DU TOUT ! Et il est HAUTEMENT TEMPS que le peuple FASSE COMPRENDRE a ces “se voudrait bien” (pseudo)JURISTES que le “Droit” du “pede-G” on n’en a que f…tre ! Les longs DISCOURS a la noix, on n’en a que f…tre !

    Nous, ce qu’on veut ce sont des H-O-M-M-E-S (politiques) qui FRAPPENT du poing sur la table. Car TROP C’EST TROP ! Jusqu’ou veulent-ils (encore) pousser cette F-O-U-T-A-I-S-E de (pseudo)election ? Car c’est pas avec la “politique de l’autruche” que vous parviendrez a quelque chose, O pauvres opposants LABILES !

    Et nous voila repartis pour 42+ annees de “Bongoisme” I-N-F-E-R-N-A-L-E-S.

    O pauvre Gabon, pauvre OPPOSITION !

    Da zhaohu,

    Wànshìtong

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