Le projet de société du chef de file de l’opposition, le président de l’Union du peuple gabonais (UPG) Pierre Mamboundou, soutenu par l’Alliance pour le changement et la restauration (ACR) met en avant une réforme profonde du régime du pays pour rompre avec les anomalies profondément ancrées dans le système en place. Dans son programme politique, le candidat déçu des élections de 1998 et 2005 propose l’instauration d’une régime semi-présidentiel ainsi que la suppression du Sénat et la réduction drastique de membres de l’Assemblée nationale et du gouvernement.

Face au système qu’il dénonce depuis 1989, l’opposant Pierre Manboundou, candidat de l’Alliance pour le changement et la restauration (ACR), brandit un projet de société en sept points.

Le premier point de son programme politique propose la révision de la Constitution avec le passage à un régime semi-présidentiel, qui doit donner moins de pouvoir au président de la République et davantage aux représentants de la population.

Cette démarche s’accompagne d’une réforme profonde du fonctionnement des institutions de la République et de ses organes, avec la suppression du Sénat ou encore la réduction drastique des effectifs de l’Assemblée nationale, mais également du gouvernement avec 15 à 19 ministres pour mieux gérer les dépenses de l’Etat.

Il a annoncé également la mise en place d’un Conseil administratif et financier et la suppression du poste de vice-président de la République dont il interroge le rôle aujourd’hui.

Sur le volet économique et financier, il entend faire de l’impôt un atout essentiel des ressources de l’Etat et alléger la fiscalité pour favoriser l’investissement, en compensant par l’élagissement de la Taxe sur la valeur ajouté (TVA).

Sur ce volet, le président de l’UPG promet une exemption d’impôts pour une frange de la population après étude.

Le troisème pilier de son projet de société s’intéresse au social, avec en matière de santé l’élaboration d’une carte sanitaire pour une meilleure visibilité des zones d’influences des pathologies ainsi que la restauration des centres médicaux et hospitaliers existants et une réglementation des critères d’ouvertures des cabinets médicaux.

Au titre de l’éducation et de la formation, Mamboundou propose la gratuité de l’école de 6 à 16 ans, et la réglementation des critères d’ouvertures des établissements de formation pour garantir une formation de qualité.

Il envisage également la création d’un centre chargé de l’insertion et de la réinsertion des chômeurs. Et pour lutter contre le chômage, il compte alléger les charges des entreprises et mettre en place des mesures fiscales particulières pour inciter l’embauche.

Par rapport à la crise du logement qui sévit notamment à Libreville, le candidat de l’ACR promet de loger les agents de l’Etat, de favoriser l’accession à la propriété, de construire pour les plus nécessiteux des habitations à loyer modéré et de redéfinir les missions de la Société Nationale Immobilière (SNI).

La culture, les arts et le sport constituent le quatrième point du projet de société du candidat, qui se propose de créer des centres de documentation, d’implanter des infrastructures sportives dans toutes les provinces et d’instituer les droits d’auteurs.

«Faire de l’Etat gabonais un Etat volontariste en matières de protection de la nature» constitue le cinquième leitmotiv du président de l’UPG. Sur ce sujet, il explique que l’Etat devra maîtriser son énergie, que la Société d’eau et d’énergie du Gabon (SEEG) devra être plus performante en révisant à la baisse sa production et en mettant en place des réseaux interconnectés afin d’atteindre 1 kilowattheure 5 fois moins cher qu’aujourd’hui.

Les derniers points du programme de société de l’opposant concernent la sécurité nationale et les relations internationales. En matière de sécurité, il envisage une loi de programmation militaire des forces de défense pour répondre efficacement au banditisme, l’obligation du service militaire ainsi que la ré-instauration de la carrière militaire.

Il propose également la mise en place d’une légion étrangère pour pallier au déficit militaire gabonais. La marine devra enfin être dotée de matériel pour assurer la défense de nos 800 kms de côtes et son personnel devra être régulièrement formé.

Concernant enfin les relations extérieures du pays, le candidat «en rouge» explique qu’elles devront être maintenues mais que le Gabon ne devra plus compter autant sur l’aide bilatéral et créer davantage de conditions d’une coopération réciproque dans l’intérêt de toutes les parties en affaires.

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