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Gabon : Tchoreret compte sur le patriotisme des «roitelets»

Le candidat du Cercle Omega, Marcel Tchoreret, mène depuis le 15 août dernier une campagne étouffée par les tonitruantes sorties des leaders politiques en lice pour le fauteuil présidentiel. Dans une interview récemment accordée au quotidien L’Union, que nous publions in extenso, le candidat à l’élection du 30 août a notamment expliqué la stratégie de financement de son projet de société qui fonde ses espoirs sur le patriotisme des hauts fonctionnaires qu’il invite à rapatrier les fonds publics qu’ils auraient détourné et entreposé à l’étranger.

Quels sont les principaux axes, au plan politique et institutionnel et dans les domaines économique et social, notamment, du programme que vous soumettez aux Gabonais à l’occasion de cette élection présidentielle ?

«Sur le plan politique, il nous paraît indéniable de réduire le gouvernement à 24 membres de manière paritaire, c’est-à-dire 12 hommes et 12 femmes, ayant des expertises avérées et qui sont de bonne moralité.

Sur le plan constitutionnel, il serait intéressant de mener une étude approfondie et sérieuse sur la nécessité de notre nouveau système bicamériste (Assemblée national et Sénat).

Savoir concrètement quels sont les effets positifs ou négatifs de ces deux chambres et se poser la question de leur nécessité, conjointe, et surtout le coût d’une politique bicamérale pour notre jeune et modeste pays.

Cependant, le grand défi ou l’impérieux chantier qui nous préoccupe aujourd’hui c’est celui de la révision de notre Constitution. Aussi serait-il envisageable de voir dans quelle mesure donner au Conseil économique et social (CES) une vision et une orientation plus pertinente.

En matière économique, des stratégies nouvelles sont à mettre obligatoirement en place, pour sortir notre pays d’une économie de rente, axée uniquement sur les fluctuations de la valeur du baril de pétrole, elle-même dépendante du marché international et au sein duquel le jeu de l’offre et de la demande ne se fait guère, astreignant nos économies vers un surendettement toujours plus vicieux et conforté par la détérioration des termes de l’échange encore et toujours fort malheureusement d’actualité.

Mettre en place un moratoire sur l’exploitation du pétrole, qu’il faille plutôt réserver aux générations futures gabonaises.

Orienter ainsi notre pays vers l’autosuffisance alimentaire grâce à une production agricole autocentrée, faisant du Gabon un pays producteur de denrées alimentaires à l’instar du Cameroun voisin.

Procéder à la baisse de la TVA de 18% à 15% et opérer une baisse des tarifs douaniers à l’importation ce qui aura pour effet de forcer les opérateurs économique à effectuer des baisses de prix de leurs produits d’importations, car il est à noter que les coûts des tarifs douaniers et la TVA sont les principaux facteurs de la cherté de la vie au Gabon.

Aussi, la réduction du train de la vie de l’Etat aura pour conséquence des économies substantielles.

Ces marges devront être redistribuées à tous les salariés gabonais, tant du privé qu’aux fonctionnaires, ce qui implique nécessairement ou aura pour corollaire direct des augmentations de salaire.

Or, l’augmentation de salaires a souvent pour effet induit à l’augmentation des prix ; afin d’enrayer cette tentation légitime des opérateurs économiques, il leur sera objecté le bénéfice de la baisse des tarifs douaniers, comme résultante d’une stabilisation des prix de leur produit. Grâce à quoi une situation inflationniste serait évitée et maîtrisée

Sur le plan social, la mise en chantier générale de l’espace territorial du Gabon pour la route et ses infrastructures aurait pour conséquence immédiate un développement positif sur le plan social ; on relèverait aussitôt les constructions des habitats sociaux : logements, écoles, hôpitaux, dispensaires, centres de loisirs et récréatifs, cases de jeunes, maison du troisième âge…

Si les moyens de développement en matière de développement en matière de libre circulation des personnes et des biens c’est-à-dire les voies de communication routières ne sont pas un impératif, aucune croissance économique et développement social ne seront réellement effectifs. Dans cette politique, nous renforcerons la place de la famille dans la société gabonaise

Compte tenu de la situation du moment, où comptez-vous puiser les ressources nécessaires à la mise en œuvre dudit programme ?

Il est au préalable à souligner que la crise qui ébranle aujourd’hui nos économies pourrait ne pas du tout concerner notre pays, ceci du fait de l’immensité de nos ressources naturelles, et de la faiblesse positive de notre population quantitativement très moyenne.

A ce titre, un geste de patriotisme des Gabonais ayant gardé par devers eux des deniers de l’Etat pourrait venir relancer notre économie. Un appel dans ce sens, dit appel patriotique, sera adressé à tous les hauts fonctionnaires et commis de l’Etat qui auraient opérés des fuites de capitaux vers l’étranger pour que ces fonds soient réaffectés dans l’économie nationale, dissuadant toute velléité de poursuites judiciaires pour détournement et enrichissement illicite.

Cette grande opération sera suivie d’une réconciliation nationale entre les générations qui ont gouverné le pays après les indépendances et celles d’aujourd’hui dites génération après Bongo.

Toutefois si cet appel n’était pas entendu nous seront contraints dans un premier temps de réviser nos accords avec nos partenaires occidentaux en matière de remboursement de notre dette intérieur, en négociant au plus long terme nos échéances de recouvrement de nos dettes, dans un second temps nous comptons sur les restrictions, les cures budgétaires, la réorientation de notre économie, la baisse des tarifs douaniers pour relancer l’économie par le secteur privé.

Ainsi la réduction des effectifs du gouvernement aussi bien que la suppression de certains ministères et institutions(…) pourraient apporter des économies substantielles au budget de l’Etat afin de favoriser et permettre la mise en chantier de certains secteurs dont la route, la santé et l’éducation.

Par ailleurs, la mise en place d’une taxe sur les grandes fortunes ainsi que sur les grandes villas ou propriétés d’une valeur de plus de 200 millions de FCFA.

En cas d’élection au bout de combien de temps les Gabonais devraient pouvoir percevoir des changements notables dans la marche du pays et dans leur vie ?

C’est au bout de 10 ans que les Gabonais auront toute satisfaction de ces mesures restrictives.
Cependant, les effets positifs seront perceptibles seulement 3 ans après mon élection et à la seule condition d’un sacrifice patriotique général».
Publié le 23-08-2009 Source : L’Union Plus Auteur : gaboneco

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