LIBREVILLE (AGP) – Le scrutin présidentiel de dimanche s’est achevé à 18H (17H GMT) dans un calme relatif sur l’ensemble du territoire national. Scrutin devant désigné le futur chef de l’Etat pour les sept ans à venir.

La majorité des bureaux a fermé à l’heure prévue par la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap). Plusieurs centres ayant démarré avec 2h ou 3h de retard ont du prolongé les opérations de vote. Le dépouillement des bulletins a débuté après la fermeture des bureaux, peu après 18H00, à ‘’issue d’une journée sans incidents mais ayant enregistré une très grande affluence d’électeurs aux urnes.

A Owendo, une banlieue sud de Libreville, le dépouillement, a été entamé après un vote qui s’est déroulé dans le calme et a été marqué par une timide participation en matinée, ont indiqué plusieurs observateurs dépêchés par l’Organisation internationale la francophonie (OIF). La situation était similaire à Port-Gentil (sud-ouest) et à Franceville (sud-est), selon des témoins, contactés depuis Libreville en fin de soirée.

Tôt le matin, les électeurs avaient déjà pris d’assaut les centres de vote de Libreville pour accomplir leur devoir de citoyen, mais les opérations n’ont démarré que quelques heures plus tard en raison notamment de l’arrivée tardive des urnes et autre matériel électoral, ainsi que des représentants des candidats qui arrivaient au compte goutte dans les bureaux de vote.

Au centre de jardin d’enfant CNSS, situé dans le 3ème arrondissement de Libreville, par exemple, la première personne a voté à 9H 30 (8H 30), alors que l’heure fixée par la Cénap était 7H 00 (h GMT). C’était aussi le cas au centre social d’Akébé, situé à quelques mètres de là, où plusieurs électeurs s’étaient massés à 9H 45 devant le portail, en attendant l’arrivée des représentants des candidats de l’opposition.

’’Je crois avoir fais un bon choix. C’est pour ça que je me suis levé depuis 6h’’, affirme Rodrigue, un électeur, après avoir glissé le bulletin de son candidat dans l’urne qui trônait sur un banc au milieu de la salle. ’’J’ai soutenu mon candidat depuis plusieurs jours et il fallait que je vienne le confirmer’’, abonde son copain d’en face, en montrant l’encre indélébile sur son pouce.

A l’école publique de l’OPT, le premier électeur a voté vers 10h locales (09H00 GMT). Plusieurs centaines d’électeurs faisaient la queue dans ce centre où le matériel électoral est arrivé en retard et où certains agents électoraux étaient arrivés eux aussi en retard. Dans un bureau de vote, certains électeurs reprochaient au président dudit bureau de ne pas avoir fait signer les bulletins, comme leur avait recommandé la Cénap.

Interrogé sur ces absences de signatures, le président a promis que tous les nouveaux bulletins seront signés et au dépouillement, le président et les assesseurs signeront ceux qui ne le sont pas.

A Kinguélé, bastion réputée de l’opposition, plusieurs centaines de personnes étaient visibles dans des interminables filles d’attente en milieu d’après midi. Un important dispositif militaire était mis en place pour surveiller les opérations de vote qui se sont déroulées en définitif dans le calme, en dépit de quelques appréhensions des électeurs qui craignaient à tort où à raison des troubles.

Par ailleurs, à certains endroits, on a relevé quelques incidents dans certains bureaux de vote. A l’exemple de trois personnes identifiées comme des Congolais, Nigérians au centre de vote d’Akébé OPT. Les trois individus disposaient de la carte nationale d’identité.

Au centre de l’école catholique St Michel de Nkembo, un ressortissant Ghanéen a été pris dans la nasse, alors qu’il tentait de voter. Il n’a eu la vie sauve que grâce à l’intervention des policiers. Au cours de ces discussions tendues, le vice-président du bureau aurait été blessé, suite à un malentendu entre ce dernier et le représentant de la Cénap.

Au total, 813.164 électeurs, sur une population évaluée officiellement à 1,5 million d’habitants, étaient appelés à choisir sur 17 candidats leur nouveau chef d’Etat. 2.801 bureaux de vote au Gabon et près de 200 à l’étranger ont été prévus par les autorités.

Ils étaient 23 au départ, mais ce sont 17 candidats qui ont finalement brigué le siège présidentiel après le désistement de 5 en faveur du candidat indépendant, André Mba Obame, ancien ministre de l’Intérieur et le retrait en dernières minutes de Casimir Oyé Mba, candidat indépendant et ex-ministre des Mines et du Pétrole, qui dit n’avoir pas donné de consignes de vote.

Plusieurs observateurs ont estimé que l’issue du scrutin se jouera entre André Mba, ancien ministre de l’Intérieur et dissident du PDG, l’opposant Pierre Mamboundou et Ali Bongo Ondimba, candidat investi par le parti au pouvoir.

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