Libreville, 10 septembre (GABONEWS) – Le nouveau Président élu, Ali Bongo Ondimba, s’est rendu ce jeudi à la Présidence de la République pour une visite de courtoisie au cours de laquelle il a échangé avec le Président de la République par intérim, Rose Francine Rogombé, sur les grands dossiers qui l’attendent et préparer le passage des charges prévu au terme de l’examen d’un éventuel contentieux électoral, rapporte la presse Présidentielle.
Actualité du :10/09/2009

« Le processus électoral tire vers sa fin, il faut que l’on se mette résolument au travail parce que les défis sont nombreux», a déclaré Monsieur Ali Bongo résumant ainsi l’entretien qu’il a eu avec le Chef de l’Etat en présence du vice-président de la République, Dijob Divungi Di Dinge, du premier ministre, Paul Biyoghé Mba, du ministre de l’Intérieur, Jean François Ndongou et du ministre des Finances Blaise Louembé.

Dix jours après son élection à la tête de l’Etat, Ali Bongo entend aller très vite et bien, souligne la presse Présidentielle devant les « urgences socio-économiques qui sont pressantes ».

Nos confrères en poste à la Présidence rappellent que le nouvel élu s’est engagé, à l’issue de cette concertation, à aborder l’avenir « en toute confiance » et que les Gabonais attendent de lui le « respect des engagements » pris pendant la campagne électorale.

Ainsi, tout deux ont-ils passé en revue les principaux dossiers sur lesquels Mme le Chef de l’Etat a eu à s’appesantir durant la période de transition ouverte depuis le décès de feu Omar Bongo Ondimba, le 8 juin dernier en Espagne.

« UNE TRANSITION SANS TROP DE DOMMAGES »

Aussi, Mme Rogombé qui arrive progressivement au terme de son magistère de trois mois et Ali Bongo Ondimba l’entrant, ont-ils passé en revu les principaux dossiers de la transition qui s’articulent autour d’une part, de la forte demande sociale dans le secteur public, (marqué il y a quelques mois encore par les grèves à répétition du personnel de l’éducation) et d’autre part, autour de la nécessité d’une relecture de certains articles de la Constitution, notamment l’article 13 relatif à l’élection du Président de la République.

Ledit article exige l’organisation d’une élection dans un délai de 30 à jours après la constatation par la Cour Constitutionnelle de la vacance du pouvoir. Ce qui a manifestement posé problème eu égard au décès du Président Omar Bongo Ondimba, qui n’avait pas été envisagé prématurément et les délais de préparation du scrutin étant aussi courts.

« Heureusement », a soutenu le Président de la République par intérim, « la transition est arrivée à son terme sans trop de dommages ».

Ali Bongo Ondimba, pour sa part, tout en condamnant les violences post-électorales enregistrées à Port-Gentil, s’est félicité du « calme qui est revenu dans la capitale économique » et a appelé à la « responsabilité de tous et de chacun » tout en exhortant les uns et les autres à s’inscrire dans une « dynamique de paix et d’unité nationale ».

Dès la proclamation des résultats par le ministre de l’Intérieur, Jean François Ndongou, qui annonçait la victoire du porte-étendard du Parti Démocratique Gabonais (PDG), avec 41,73% des voix, certains actes de violences et autres exactions avaient été enregistrés dans la ville de Port-Gentil.

Suite à ces « troubles » dans la localité, le gouvernement qui avait renforcé sur place les mesures sécuritaires, y avait également décrété un couvre feu.

Selon le porte-parole du gouvernement, le ministre de la Jeunesse et des sports, René Ndemezo’o Obiang, les évènements de la capitale économique se sont soldés par la mort de trois (3) personnes, une quinzaine à en croire l’opposition qui du reste, a demandé une enquête internationale assortie d’un recomptage des voix de la présidentielle par la Commisson Electorale Nationale Autonome et Permanente (CENAP).

Au sujet des « revendications » émises par la quinzaine de candidats « malheureux » du scrutin du 30 août, Madame le Président de la Cour Constitutionnelle Marie Madeleine Mbourantsuo dans un entretient accordé au quotidien l’Union, a observé que cette démarche « sous réserve du contentieux électoral n’obéit à aucune disposition de la loi », le traitement de ce contentieux n’étant régi que par l’autorité de la Cour dès lors que celle-ci a procédé à la proclamation des résultats.

Depuis la validation de la victoire du candidat du PDG, des messages de félicitations émanant d’horizons divers se multiplient à l’endroit d’Ali Bongo Ondimba, troisième Président élu de la République Gabonaise dont la date de l’investiture n’est pas encore connue.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here