NOUS N’ACCEPTONS PAS D’ETRE REDUITS AU SILENCE !

Sans respecter le “principe du contradictoire”, la Cour Constitutionnelle, de longue date inféodée au pouvoir par des liens étroits de parenté, le népotisme et l’intimidation, a ignoré le Droit, la volonté du Peuple et son aspiration au Changement et à la Liberté.

En ces heures particulièrement sombres pour l’avenir du Pays, comment ne pas se souvenir des propos de Martin Luther KING :” the ultimate tragedy is not the oppression and cruelty by the bad people, but the silence over that by the good people” ( ce qui est le plus tragique n’est pas l’oppression et la cruauté des méchants, mais que les bons le passent sous silence).

Monsieur le Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies,

Estimez-vous que le silence de la Communauté Internationale à l’égard de la dictature imposée au Gabonais est cohérente par rapport aux objectifs de l’ONU de soutenir la Démocratie (rappelés dans votre note d’orientation du 8 septembre 2009) ?

Mesdames et Messieurs les Chefs des Etats membres de l’Union Européenne,

signataires des Accords de Cotonou (23 juin 2000) qui prévoient des “conditionnalités” pour l’octroi des aides publiques au développement, notamment le respect des droits de l’homme, des principes démocratiques basés sur l’État de droit et une gestion transparente et responsable des affaires publiques. Allez-vous constater enfin la violation permanente des Droits de l’Homme et du Citoyen au Gabon ainsi que la corruption qui gangrène impunément la gestion des affaires publiques ?

Monsieur le Président de la République Française,

En dépit de “l’acquis communautaire”, socle commun de droits et d’obligations qui lie l’ensemble des États membres au titre de l’Union européenne, au mépris du Droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes …

Pourquoi avoir cautionné l’investiture de l’auteur d’un holdup électoral ?

Monsieur le Directeur Général de la Banque Mondiale,

Considérez-vous que le développement économique et social puisse véritablement être assuré au Gabon sans le Peuple et ses Représentants élus diffamés, pourchassés, exilés, privés d’accès aux media ?

Monsieur le Directeur Général du Fonds Monétaire International,

En conformité avec les directives renforcées de 2002 sur la conditionnalité des aides, allez-vous prendre sérieusement en considération les exactions et les détournements d’un usurpateur autoproclamé Président de la République ?

Mesdames et Messieurs les signataires de la Déclaration de Paris du 19 juin 2003,

Est-ce dans ce monde là que vous voulez (nous laisser) vivre ?

Pierre MAMBOUNDOU. Président de l’Union du Peuple Gabonais

                 source: lvdpg

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