Le nouveau ministre de l’Education nationale, Séraphin Moundounga, a initié une séance de travail avec les syndicats du secteur éducation le 23 septembre dernier pour poser les nouvelles bases de la politique du gouvernement pour ce département. Face à un système éducatif en panne depuis plus d’un an, le nouveau patron de l’Education nationale a notamment annoncé la tenue d’Etats généraux dès 2010 pour recenser et apporter des solutions fiables et durables à la crise profonde de ce secteur.

Fraîchement nommé à la tête du ministère de l’Education nationale, Séraphin Moundounga, a rencontré les syndicats du secteur éducation le 23 octobre dernier pour présenter les nouveaux axes de la politique du gouvernement en matière d’éducation.

Pour ce premier contact avec les partenaires sociaux, le ministre Moundounga a invité les syndicats à privilégier le dialogue social, annonçant notamment la tenue dès 2010 des Etats généraux de l’Education nationale pour identifier des solutions durables à la panne patente du système éducatif national.

«Les enseignants sont animés par une réelle volonté de faire fonctionner de façon adéquate l’Education nationale», a reconnu le ministre, reconnaissant qu’«il y a c’est vrai des problèmes inhérents à la situation administrative des uns et des autres, à la situation salariale et des problèmes pédagogique réels dans les structures scolaires».

«L’ensemble de ces problèmes ont fait l’objet d’un tour d’horizon pour que nous puissions mesurer l’immensité de la tâche, et que nous puissions faire des propositions adéquates dans le cadre de la déclaration de politique générale que monsieur le premier ministre fera très prochainement devant l’assemblée nationale, et dans le cadre de l’élaboration de la prochaine loi de finances», a-t-il poursuivi.

Ces deux textes doivent permettre «dans un avenir immédiat de commencer à apporter quelques solutions aux problèmes de l’éducation, étant entendu que les problèmes dont les solutions devraient intervenir à court, moyen et long terme, vont faire l’objet d’un examen approfondi, (…) dans le cadre de la convocation en 2010 des Etats généraux de l’Education et de la Formation», a expliqué monsieur Moundounga.

Cette disposition a été bien accueillie par les syndicats, notamment l’Union syndicale des enseignant du Gabon (USEG) qui s’est dit «satisfaite de cette réunion, même si beaucoup reste à faire au niveau gouvernementale», a déclaré le président du syndicat, Emmanuel Mvé Mba.

«Le ministre de l’Education nationale veut imprimer un dialogue social entre partenaires, parce qu’il a relevé que nous sommes des partenaires, nous ne sommes pas des adversaires», a-t-il poursuivi.

«Mais nonobstant que le gouvernement persiste et signe, tous les leaders syndicaux, membres des bureaux exécutifs des syndicats seront mis en détachement obligatoire, nous disons non et nous n’allons cesser de le dire», a enfin fustigé monsieur Mvé Mba.

«Mercredi prochain, tous les agents publics de l’Etat sont invités à une assemblée générale sans exclusive, parce qu’il faut décider sur le sort des travailleurs au niveau national», a-t-il enfin annoncé.

Les derniers Etats généraux de l’Education nationale remontent à 1983. Ce conclave nationale avait accouché de nombreuses résolutions dont la mise en oeuvre se fait toujours attendre jusqu’à aujourd’hui.

Alors que l’Education nationale se trouve dans la plus grave crise de son histoire, avec un système éducatif quasiment paralysé depuis plus d’un an, ces Etats généraux devront identifier des solutions crédibles et réalistes pour permettre de redresser la barre.

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