Par David Kalfa

Un point presse sur la CAN 2012 s’est tenu ce 26 janvier à Luanda. Les co-organisateurs gabonais et équato-guinéens se sont montrés volontaires et rassurants sur l’état d’avancée des travaux et sur la coordination entre les deux pays même si beaucoup reste à faire en deux ans, notamment en matière d’infrastructures.

De notre envoyé spécial à Luanda

La Coupe d’Afrique des nations 2010 en Angola n’est pas encore finie mais il est déjà question de la CAN 2012 co-organisée par le Gabon et la Guinée équatoriale. Une CAN qui aura encore lieu au mois de janvier, selon le président de la Confédération africaine de football (CAF), Issa Hayatou.

Une conférence de presse s’est déroulée à ce sujet, ce 26 janvier, au Talatona convention center de Luanda en présence du Comité d’organisation de la CAN (COCAN) 2012. L’occasion d’évoquer certains sujets délicats comme l’avancée des travaux, la question des visas, des transports ou la répartition des matches entre les deux pays.

Match d’ouverture à Malabo, finale à Libreville

Le discours de René Hilaire Adiaheno, le président gabonais du COCAN, a été le plus instructif. L’officiel a d’abord tenu à rappeler que les deux Etats voisins « partagent une histoire commune et même des familles communes » et que la tenue du tournoi se fera dans l’harmonie avec deux sites dans chaque pays : à Libreville et Franceville au Gabon et à Malabo et Bata en Guinée-équatoriale. Malabo accueillera le match d’ouverture, Libreville la finale, tandis que le tirage au sort se déroulera en Guinée équatoriale et le Congrès de la CAF au Gabon.

René Hilaire Adiaheno s’est voulu rassurant quant aux problèmes que pourrait engendrer le passage d’un pays à l’autre et même du continent à Malabo puisque cette capitale est située sur une île. Un visa spécial donnant accès aux deux territoires sera mis en place. Des vols spéciaux devraient également être calés pour délégations et journalistes. Reste à savoir avec qui : il n’existe plus de compagnie aérienne nationale gabonaise (la Guinée-équatoriale, elle, a créé la Ceiba Intercontinental). René Hilaire Adiaheno a enfin admis qu’il restait « des problèmes de sécurité et d’infrastructures à régler avec des stades, des routes, des télécommunications, des transports » à rénover ou créer.

CAN 2000 : aucune leçon à retenir

Autre point en suspens : l’accueil des visiteurs dans deux pays de langues différentes puisque les Gabonais sont francophones et les Equato-guinéens hispanophones à 95%. René Hilaire Adiaheno, assez remonté sur ce thême, en a profité pour charger l’hôte angolais : « Il ne faudra pas faire pareil au niveau de l’accueil. En Afrique, les services de police notamment se comportent comme s’ils étaient au-dessus des autres. A notre arrivée, nous avons eu des soucis avec les visas. Ce genre de problèmes se règle par la formation des hommes. Avec une CAN, on accueille beaucoup de personnes. »

Le seul précédent en matière de co-organisation n’incite d’ailleurs pas à l’optimisme. En 2000, le Ghana et le Nigeria, mariés de force pour palier à la faillite du Zimbabwe, avaient géré les choses avec difficulté, n’étant pas voisins. Issa Hayatou, le président de la CAF, s’est dit pourtant satisfait de cette édition sinon, il n’aurait pas reconduit l’expérience. Le dirigeant camerounais a tenu à rappeler que sans cette formule, « les deux tiers des pays africains ne pourraient pas organiser une CAN ». Un point rassurant tout de même : le Gabon et la Guinée-équatoriale ont réellement choisi de faire équipe dans cette aventure. C’est un bon début à deux ans du coup d’envoi de la CAN 2012.

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