Le verdict est tombé pour le concours d’entrée à l’Ecole nationale d’administration pour l’année académique 2010-2011. Les moyennes des futures élites de l’Administration publique vont de 10,53 à 14,29, un bilan jugé satisfaisant par le directeur général de cette institution Anatole Tsioukacka.

L’Ecole nationale d’administration (ENA) vient de rendre publique les résultats de son concours d’entrée pour l’année académique 2010-2011. Ce concours très convoité pour l’admission dans cette grande école qui prépare aux carrières dans la haute administration gabonaise a longtemps été considéré comme la chasse gardée de la bourgeoisie locale.

La pression de celle-ci avait conduit à de nombreuses irrégularités et complaisances poussant par exemple à un recrutement au-delà du nombre de places prévues. Une irrégularité observée encore l’année dernière avec 94 postulants alors que seules 25 places sont prévues.

Cette année le directeur général de l’ENA, Anatole Tsioukacka, a affirmé que les choses sont revenues à la normale. «Nous avons reçu des instructions fermes du ministre pour ne prendre que 25 étudiants. Pas un de plus et c’est ce qui a été fait», a-t-il indiqué.

Pour la cuvée 2010, le 1e des candidats externes a obtenu une moyenne de 14,29 et le dernier 11,56, tandis que pour les internes le 1e a obtenu une moyenne de 13,53 et le dernier a quant à lui a eu 11,94.

En ce qui concerne la filière de l’Administration municipale, sur un total de 10 admis au concours le 1e s’en est sorti avec une moyenne de 11, 41 et le dernier a obtenu une moyenne de 10,53.

De l’aveu d’Anatole Tsioukacka qui a déclaré vouloir «redonner à l’ENA ses lettres de noblesse afin qu’elle redevienne une école prestigieuse», les admis sont «des étudiants de qualité que nous avons sélectionnées» parmi les 800 participants qui ont pris part au concours.

C’est donc cette élite qui sera formée dans son institution qui est appelée à donner une cure de jouvence de l’administration gabonaise et mettre leur compétence au service du projet d’émergence du chef de l’Etat.

Encore faut-il que cette jeunesse soit recrutée à la sortie de l’école, parce qu’il existe encore des promotions entières formées avec les bourses de l’Etat qui sont toujours au chômage. Pourtant à chaque Conseil des ministres, des préfets, des sous-préfets et des secrétaires généraux de province, des gouverneurs sont nommés et curieusement très peu d’entre eux sont formés pour prendre en charge ces administrations.

Il est temps, peut-être, comme l’a dit le Chef de l’Etat, de remettre les choses à l’endroit. Surtout que dans le cadre la très attendue politique de la décentralisation, les institutions décentralisées auront besoin d’un personnel qualifié.

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