A la faveur de la réunion sectorielle de restitution du Séminaire gouvernemental au niveau du personnel du ministère des Mines, du Pétrole et des Hydrocarbures, le premier responsable de ce département, Julien Nkoghé Békalé, a bien voulu se prêter aux questions de GABONEWS en déclarant qu’ « il n’y a pas de nuages entre le Gabon et la France, le président Sarkozy vient pour encourager les nouvelles autorités gabonaises ».

GABONEWS : Monsieur le ministre, quels sentiments vous animent-ils au sortir de la réunion de restitution du Séminaire gouvernemental que vous venez de dérouler en faveur du personnel de votre département ?

JULIEN NKOGHE BEKALE : D’abord un sentiment de satisfaction vu que les agents du ministère des Mines ont bien accueillit l’initiative, ensuite l’animateur qui a été choisi (Ndlr : Monsieur Silla Mactar) a bien restitué le concept de l’Emergence. Et rien qu’au regard des discussions que j’ai eues avec les uns et les autres, je constate que maintenant les agents du ministère ont compris vers quoi on leur demande d’aller.

GABONEWS : Dans les recommandations issues de la rencontre, vos agents réclament le renforcement de leurs capacités via la formation et les moyens financiers, matériels et logistiques nécessaires à la mise en route efficace et efficiente de l’Emergence au niveau de votre ministère. Qu’en dites-vous ?

JULIEN NKOGHE BEKALE : Les moyens, il n’y en aura jamais assez. C’est d’abord un problème de volonté. Vous savez, lorsque vous voulez construire une maison, c’est d’abord un problème de volonté. Vous avez affirmé la volonté de construire la maison, ensuite vous cherchez les moyens. Il ne faut pas mettre les moyens avant la volonté.

GABONEWS : Un conflit, reposant sur une accusation de pollution, oppose actuellement la municipalité de Mounana et la Compagnie des Mines d’Uranium de Franceville (COMUF). Qu’en est-il exactement, en tant que ministre de tutelle ?

JULIEN NKOGHE BEKALE : En réalité il n’y a pas de conflit entre la mairie de Mounana et COMUF, il y a plutôt une certaine incompréhension. Vous savez que « AREVA » a exploité pendant un peu plus de trente ans une mine d’uranium dans la localité de Mounana, avec des normes internationales et des codes de l’environnement bien stricts. Aujourd’hui, « AREVA » est astreint à un plan de réhabilitation du site de Mounana, et c’est ce qu’elle est en train de faire.

En principe ça se poursuit et il n’y a pas de problèmes particuliers, quelques incompréhensions seulement. C’est vraiment une incompréhension entre la commune de Mounana et le CIRMF. Mais, nous pensons que toutes les zones d’ombre vont être rapidement identifiées et levées, afin de réconcilier les deux parties qui, au demeurant n’ont aucun intérêt à être opposées.

GABONEWS : La Société Gabonaise de Raffinerie (SOGARA) est actuellement décriée pour la limitation de ses capacités à satisfaire la demande. Quelles sont les mesures de redressement envisagées par votre ministère ?

JULIEN NKOGHE BEKALE : La première chose qu’il faut savoir c’est que l’Etat est désormais engagé dans le processus de l’Emergence. Il est clair que l’Etat doit se désengager de l’activité raffinage. Mais le Gabon étant un pays producteur de pétrole, il ne peut pas se passer d’une raffinerie sur son sol. Donc nous sommes en train de rechercher des partenaires pour la construction d’une raffinerie de grande capacité d’environs 5 millions de tonnes, qui va non seulement couvrir les besoins nationaux, mais également les besoins de la sous-région. Et là, le gouvernement vient de faire un gros effort pour soutenir, pendant trois ans, la restructuration de la SOGARA.

Là, nous avons une ambition assez solide, parce que depuis près de cinquante ans, on ne connaît pas la production minière, notamment aurifère et diamantifère du Gabon en termes de tonnage. Avec la nouvelle politique de l’émergence, nous voulons inverser la tendance. Il faudrait que l’on sache un jour combien de tonnes d’or nous produisons, combien de tonnes de diamants nous produisons, c’est ça notre objectif.

GABONEWS : On marmotte que l’arrivée prochaine au Gabon du président français, Nicolas Sarkozy, s’inscrirait dans la trajectoire de trouver des compromis à un certain nombre de nuages entre les deux pays, notamment dans les secteurs minier et pétrolier. Que répondez-vous à ces insinuations ?

JULIEN NKOGHE BEKALE : La visite du président Sarkozy s’inscrit dans le cadre du raffermissement des relations séculaires entre le Gabon et la France. Il n’y a pas de nuages entre le Gabon et la France. Je pense que le président Sarkozy vient une fois de plus démontrer que la France ne lâche pas le Gabon, dans son ambitieux projet de conduire le Gabon vers un pays Emergent. C’est surtout ce qu’il faut regarder dans la visite du président Sarkozy.

GABONEWS : Au regard de l’immensité du chantier qui est le vôtre sous l’ère de l’émergence ambitionnée par Ali Bongo Ondimba, quelles sont vos priorités imminentes ?

JULIEN NKOGHE BEKALE : Dans l’immédiat, nos priorités sont simples. Nous avons à améliorer l’environnement des affaires, notamment dans les secteurs des industries pétrolière et minière, pour attirer le plus grand nombre d’investisseurs.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here