Les réformes récemment annoncées par le gouvernement pour optimiser la gestion du secteur pétrolier ont été saluées par les sociétés fédérées au sein de l’Union pétrolière gabonaise (UPEGA). Pour les opérateurs du secteur, il s’agit de faire du secteur le moteur du développement et de la lutte contre la pauvreté dans le pays.

Principal pourvoyeur des caisses de l’Etat, le secteur pétrolier est déjà dans le viseur de l’émergence et le moule de la bonne gouvernance a déjà été forgé par les autorités de tutelle.

La révision du cadre réglementaire et de gestion de l’activité pétrolière doit en effet permettre d’améliorer la rentabilité du secteur, moteur de la politique de développement et de lutte contre la pauvreté du gouvernement.

Sur ce point, le président de l’Union pétrolière gabonaise (UPEGA), Jean Claude Alevina a confirmé qu’«en raison de leur importante contribution à la richesse nationale des Etats, les compagnies pétrolières sont, à l’international, au cœur des problématiques de développement et de réduction de la pauvreté».

Or «l’industrie pétrolière gabonaise joue déjà sa partition de transparence par son adhésion aux côtés de l’Etat à l’initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE)», a-t-il rappelé.

Une décision souveraine qui constitue «un acte politique fort» pour le Premier ministre Paul Biyoghe Mba.

Depuis son engagement de mai 2004, le Gabon a publié trois rapports portant sur les revenus des années 2004, 2005 et 2006 de l’industrie extractive. Des rapports qui «ont obtenu la certification des données des principaux contributeurs», a précisé Jean Claude Alevina.

Pour donner un nouveau souffle au secteur, le ministre de tutelle, Julien Nkoghe Bekale, avait mis l’accent sur «la formation des agents, (…) le transfert des technologies, (…) la bonne gouvernance, la mise en place d’un cadre réglementaire attractif pour les investisseurs, mais aussi un contrôle renforcé des activités du secteur et du recouvrement des recettes».

Un projet qui devait recevoir le consentement des sociétés membres de l’UPEGA qui contribuent à hauteur de 51% au Produit intérieur brut (PIB), 85% des exportations et plus de 65% des recettes budgétaires. Près de 20 000 salariés exercent dans les sociétés membres de l’UPEGA dont le siège social se trouve à Port-Gentil, la capitale économique du pays.

Mais si les réformes réglementaires impulsés par le gouvernement ont été saluées par le patronat du secteur, elles ont reçu un accueil moins unanime du côté des syndicats, qui dénoncent notamment une tentative d’étouffement des droits syndicaux.

L’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP) avait mis en garde contre de nouveaux mouvements d’humeur si ces réformes venaient à être appliquées de manière unilatérale, sans consultation des partenaires sociaux. Et au regard des pertes journalières lorsque les employés du pétrole entrent en grève, ces réformes «émergentes» devront également recevoir l’assentiment du salariat pour garantir une efficacité effective.

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