L’un des leaders de la filière bois du pays, Rougier Gabon, vient de planifier un partenariat avec l’Institut d’appui au développement (IGAD) et la Caisse de stabilisation et péréquation (CAISTAB) pour le développement de l’agriculture sur ses anciennes exploitations du Haut-Ogooué. Ce projet vise un double objectif écologique avec la revégétalisation des concessions exploitées, et socio-économique avec l’appui au développement des coopératives agricoles.

La filiale gabonaise de la société française d’exploitation du bois, Rougier Gabon, parmi les «épargnés» de la crise du secteur bois grâce à ses infrastructures de transformation locale des grumes, poursuit sa campagne d’aide au développement auprès des communautés locales.

Dans le Haut-Ogooué, au Sud-est du pays, où elle est implantée, la société vient de planifier un partenariat avec l’Institut d’appui au développement (IGAD) et la Caisse de stabilisation et de péréquation (CAISTAB) pour développer des activités agricoles sur ses terrains déboisés.

Conclu entre le directeur général adjoint de Rougier-Gabon, Denis Cordel, le directeur général de la CAISTAB, Mathias Otounga Ossibadjouo, et le responsable provincial de l’IGAD, Jude Minto’Ollomo, en présence des autorités locales, cet accord prévoit notamment l’encadrement des associations agricoles fédérées au sein du Comité d’appui au développement de l’agriculture dans la Haut-Ogooué (CADAHO).

La CAISTAB s’est engagé pour l’encadrement des associations dans la culture du café et du cacao, mais aussi des cultures associatives pour la mise en œuvre du processus de sédentarisation. Pour l’IGAD, ce partenariat passera par la formation pratique de la quinzaine d’associations sur les nouvelles méthodes de plantation pour rentabiliser leurs activités.

Peu touché par la crise qui sévit dans le secteur avec l’interdiction d’exportation des grumes au Gabon, Rougier Gabon peut continuer à assumer son statut de partenaire au développement dans les régions du pays où elle est implantée.

Pour l’exploitant forestier, ce projet présente d’abord une portée environnementale, avec la revégétalisation des espaces exploitées, conformément aux engagements écologique qui lui valent sa certification FSC depuis 2008.

Dans le cadre de la lutte contre l’insuffisance alimentaire et la pauvreté en milieu rural, ce projet doit également permettre l’approvisionnement des marchés locaux en produits vivriers frais et l’amélioration des conditions de vie des populations par le développement de l’activité socio économique.

Lancé en 2007, le projet s’est d’abord axé sur le financement de la culture de la banane avant de s’étendre aux différentes cultures dans lesquelles les associations du CADAHO sont spécialisées, grâce notamment aux nouveaux partenaires.

«Le partenariat de ce jour ouvre la voix vers la diversification», a ainsi indiqué le responsable du programme social de Rougier Gabon dans le Haut-Ogooué, Hubert-Claude Ella Ekogha.

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