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ERAMET dans le rouge en 2009

Eramet a réalisé en 2009 une perte nette annuelle de 265 millions d’euros après un bénéfice net de 694 millions d’euros en 2008. La perte opérationnelle courante se monte à 163 millions d’euros après le retour à un résultat opérationnel courant positif de 60 millions d’euros au second semestre. Le chiffre d’affaires du groupe minier a reculé de 38% à 2,689 milliards d’euros. Mais il s’est amélioré en fin d’année avec une hausse de 19% au quatrième trimestre par rapport au troisième trimestre à 760 millions d’euros.
Les économies de 172 millions d’euros réalisées sur l’exercice ont nettement dépassé l’objectif initial fixé par le groupe de 100 millions d’euros.
Par ailleurs, le besoi n en fonds de roulement a été fortement réduit à fin 2009, grâce à une gestion très rigoureuse et notamment à la réduction des stocks et à l’adaptation des productions à la demande des marchés. La génération de trésorerie par les activités opérationnelles a ainsi été positive de 112 millions d’euros malgré la crise et le paiement d’impôts sur les sociétés au titre de 2008.
A fin 2009, la trésorerie nette du groupe a été préservée au niveau élevé de 946 millions d’euros, contre 1,133 milliard fin 2008 et 926 millions fin juin 2009. Celle-ci constitue un atout très important pour faire face à la crise tout en poursuivant le développement du groupe, a déclaré Eramet.
Fort de l’amélioration les conditions de marché du nickel et du manganèse observée au second semestre et d’une situation financière solide, Eramet maintient sa stratégie de développement à moyen et long terme, basée notamment sur la croissance des pays émergents.
A la Bourse de Paris, Eramet perd vers 11h 0,74% à 228,20 euros.

AOF – EN SAVOIR PLUS

Les points forts de la valeur
– Le groupe occupe des positions fortes sur le plan mondial dans ses trois activités : les alliages et aciers spéciaux à hautes performances, le manganèse et le nickel.
– La production d’acier, et par r icochet l’activité d’Eramet, bénéficient d’une tendance porteuse à long terme : 50% de la production mondiale d’acier est aujourd’hui chinoise et 50% de la consommation mondiale vient du secteur de la construction, du fait de l’urbanisation croissante des pays émergents.
– Le groupe dispose d’une marge de manoeuvre financière pour procéder à d’éventuelles acquisitions.

Les points faibles de la valeur
– En tant que premier employeur de Nouvelle-Calédonie, Eramet est très impliqué dans le climat social du territoire.
– Le groupe est confronté à la dégradation de la rentabilité de sa branche nickel sous l’effet de l’évolution du coût de l’énergie, des taux de change, de l’évolution du gisement et surtout d’une dégradation de la productivité de l’entreprise.
– Les trois activités du groupe sont cycliques, ce qui peut entraîner une certaine volatilité des résultats. La sidérurgie constitue 70% de la clientèle du groupe.

Comment suivre la valeur
– A suivre particulièrement : l’évolution des cours du nickel, qui entre dans la composition de l’acier inoxydable, et du manganèse.
– On s’intéressera également à la situation politique du Gabon, où Eramet est présent pour le manganèse, et celle de Nouvelle-Calédonie pour le nickel.
– La société souhaite mettre en place un plan d’économie avec pour objectif d’abaisser le coût de production complet de 1 dollar la livre de nickel.
– Areva (25% du capital) s’attelle à la vente de sa participation. Mais le groupe ne peut céder ses titres sans l’accord de la famille Duval (36%). Le gouvernement a reconnu l’inté rêt stratégique d’Eramet et la nécessité que la participation d’Areva demeure dans des mains publiques. Le nom du FSI est régulièrement évoqué.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Produits de base – Métaux
Les perspectives sont plutôt bonnes pour les entreprises minières puisque les experts considèrent que la demande globale devrait s’accélérer vers le milieu de 2010. Néanmoins les acteurs sont confrontés à un enjeu de taille : réduire leur endettement. Selon Ernst & Young, à fin 2008, la dette nette totale d’un panel regroupant les 60 principales entreprises du secteur, atteignait 182 milliards de dollars. Après avoir seulement augmenté de plus de 5% entre 1980 et 2003, l’endettement net de ces entreprises a bondi de 25% par an entre 2003 et 2008. Les acteurs cherchent donc à redresseur leur bilan en limitant le recours au crédit et en privilégiant les émissions d’actions. Rio Tinto a décidé de lancer une augmentation de capital de 15,2 milliards de dollars. Les intervenants peuvent compter également sur l’activisme du fonds souverain chinois China Investment Corp. (CIC), qui cherche à saisir des opportunités dans le secteur des mines. Des opérations de croissance externe sont reportées. Xstrata abandonne, pour le moment, son projet de fusion avec Anglo American et se concentre sur sa croissance organique.

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