Le Centre international de recherches médicales de Franceville (CIRMF), que doit visiter le président Nicolas Sarkozy mercredi au Gabon, est à la fois un centre de recherche réputé et un laboratoire disposant d’un plateau technique incomparable en Afrique.
Le CIRMF, dans le sud-est du Gabon, dispose notamment d’un des célèbres laboratoires “P4” de sécurité maximale (souvent vus dans les films catastrophe ou de science-fiction) ce qui lui permet d’être une référence mondiale sur le virus de l’Ebola ou la maladie de Marburg.
“Toutes les épidémies d’Ebola ou de Marburg diagnostiquées en Afrique depuis 1996 l’ont été ici, à Franceville, et non pas à Atlanta ou Lyon”, deux célèbres laboratoires, rappelle son directeur, Jean-Paul Gonzalez.
Toutefois, le CIRMF dépasse ce cadre, selon lui: “C’est un centre unique sur le continent avec une approche pluridisciplinaire qui va de l’écologie jusqu’à la biologie moléculaire”.
Le CIRMF, c’est “580 publications dans des revues scientifiques, des dizaines de doctorats ou 20 espèces nouvelles recensées”, souligne fièrement M. Gonzalez.
Le centre, fondé en 1979, est le fruit d’un partenariat entre le groupe pétrolier Total, qui finance 65% du budget de fonctionnement de 3,5 milliards de FCFA (5,3 millions d’euros), l’Etat gabonais (20%) et la Coopération française (10%), sous forme des salaires des personnes en poste. Les 5% restants sont des crédits de recherche attribués par des organismes internationaux sur des projets ponctuels.
Ses missions sont “la recherche médicale au service des grandes épidémies d’Afrique centrale mais aussi de la planète, la formation de chercheurs doctorants universitaires, un appui au service de santé gabonais avec notamment un offre de diagnostic incomparable et même une dimension écologique” avec des soins aux animaux malades ou blessés, explique M. Gonzalez.
Le CIRMF accueille aussi un centre de primatologie avec une colonie de mandrills en semi-liberté pour le suivi de la transmission de maladies, de macaques pour le développement de vaccins et de singes à queue de soleil, une espèce propre au Gabon.
Le centre a été accusé début février d’avoir confié des produits toxiques à un sous-traitant d’une filiale d’Areva qui les aurait enfouis illégalement. L’affaire est entre les mains de la justice, le CIRMF et le gouvernement gabonais affirment avoir respecté les règles.

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