Le ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Séraphin Moundounga a discuté, lundi à son cabinet, avec les auteurs et éditeurs des œuvres portent sur le Gabon dans la perspective d’insérer dans les programmes pédagogiques du système éducatif gabonais les œuvres littéraires et autres ouvrages parlant du Gabon,

L’insertion des œuvres portant sur le Gabon dans le système éducatif gabonais permettrait, selon le ministre en charge de l’Education nationale, ‘’aux élèves et aux étudiants de s’imprégner de la culture gabonaise, et de valoriser l’élite gabonaise’’.

Définissant l’objet de la réunion, M. Moundounga a indiqué que le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, a instruit le gouvernement de tout ‘’mettre en œuvre pour insérer dans le système gabonais les ouvrages parlant du Gabon’’.

Selon lui, ‘’l’insertion des œuvres littéraires dans le programme pédagogique permettra, non seulement aux élèves et étudiants de s’imprégner de la culture gabonaise à travers les écrits, mais aussi et surtout de faire en sorte que la production gabonaise soit valorisée, et que l’intellectuel gabonais puisse réellement être valorisé’’.

Pour le membre du gouvernement, dans la politique du chef de l’Etat de faire du Gabon un pays émergent, il faudrait mettre l’homme au centre de tout processus de développement.

Sur ce point, le ministre Moundounga a pris l’exemple du Japon qui, selon lui, n’a pas de richesse dans son sous sol en expliquant que ’’La seule richesse qu’a le Japon c’est la matière grise, et en valorisant cette matière grise, le Japon constitue aujourd’hui la deuxième économie mondiale après les Etats-Unis’’, a-t-il souligné.

Pour lui, les pays qui ont investi sur la matière grise se sont développés, ’’Le seul continent au monde qui n’a pas progressé, mais qui a plutôt reculé, c’est l’Afrique, notamment l’Afrique noire’’, a indiqué le ministre.

‘’Il faudrait absolument valoriser le capital humain gabonais, cette valorisation passe par l’implication des intellectuels dans la chose publique au niveau qui est le leur’’ ; précise-t-il.

’’Lorsque nous avons besoin notamment d’une expertise d’une telle ou telle chose, avant de rechercher l’expertise internationale, recherchons d’abord au niveau national car, il faudrait qu’il y ait dans notre pays des hommes et des femmes capables de nous apporter une étude ou une réflexion sur tel ou tel aspect du problème’’, a souligné le porte parole du gouvernement.

Pour clore son propos, M. Moundounga a demandé aux auteurs d’apporter les documents représentant leurs différents ouvrages au ministère, pourvu que le comité scientifique réfléchissant sur les états généraux puisse les étudier.

A l’issue de ces états généraux, les ouvrages qui auront été retenus, seront des insérés dans le système éducatif.
’’Nous félicitons cette initiative et exprimons notre disponibilité pour vous accompagner dans cette noble mission qui vise à valoriser la culture gabonaise à travers le livre gabonais’’, a indiqué la présidente de l’Union des écrivains gabonais (UDEG)’’, Sylvie Ntsame.

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