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Gabon : Le casse-tête chinois de Plysorol

Le géant européen du contreplaqué, Plysorol, se précipite dans l’impasse sur ses trois sites de production en France, où certains employés menacent de bloquer les usines pour réclamer la transparence sur les comptes de l’entreprise et les intentions réelles du repreneur chinois. De nombreux employés sur les sites français estiment que le nouveau PDG, monsieur Wu, compte sacrifier les usines françaises pour récupérer les stocks de bois de la filiale gabonaise.

Le repreneur chinois de Plysorol manigance-t-il le dépôt de bilan des usines françaises pour s’emparer des stocks de bois de la filiale gabonaise ? C’est la question qui taraude les esprits sur le site de Fontenay-le-Comte, à l’ouest de la France, où les employés attendent toujours leurs salaires.

«On se dirige vers la cessation de paiement», s’insurge les délégués syndicaux. Le personnel a débrayé dans la matinée du 26 février et menace de bloquer l’usine dès lundi. Les salaires ne sont plus versés, l’usine manque de bois pour honorer les commandes et une nouvelle menace plane au-dessus du site fontenaisien.

«Après l’usine d’Épernay (Marne), on craint maintenant que l’activité de Fontenay ne soit transférée à Lisieux (Calvados)», dénonce Ludovic Lemaigre, délégué CGT-FO, alors que Plysorol emploie 450 personnes sur les trois sites.

Le repreneur chinois avait promis de maintenir les emplois pendant trois ans et d’investir quinze millions d’euros. Mais depuis un an, rien ne se fait. «Ce patron nous a endormis. Il a un seul objectif : la filiale gabonaise et sa réserve de bois», estime Ludovic Lemaigre.

«Il n’y a aucune stratégie industrielle. S’ils n’investissent pas dans du bois, on va droit dans le mur», s’indigne-t-il.

«On navigue dans la plus parfaite opacité», indique le syndicaliste, expliquant qu’une action en justice a d’ailleurs été engagée pour que les représentants du personnel aient accès aux chiffres.

De nombreux employés accusent le groupe chinois d’avoir racheté la société pour sa réserve de bois gabonaise et de vouloir détourner la matière première vers la Chine. Mais l’interdiction d’exportation des grumes décrétée par le gouvernement gabonais a peut-être compromis l’opération.

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