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Le gouvernement gabonais irrité par la procédure d’achat du Groupe Zain, l’opérateur incriminé s’explique

A travers un communiqué émanant du ministère de la Communication, de la Poste et de l’Economie Numérique, datant de ce vendredi et dont la copie a été officiellement transmise à la Rédaction de GABONEWS, le gouvernement gabonais s’offusque de la procédure usitée pour la liquidation du Groupe Zain en faveur de l’opérateur Indien Bharti Airtel et menace de « prendre à titre conservatoire toutes mesures qu’il jugera nécessaires.

Apparemment, tout porte à croire que les responsables de l’opérateur de téléphonie mobile ‘’Zain’’ n’ont nullement consulté le gouvernement gabonais avant de procéder à cette transaction qui transgresserait les clauses du contrat liant l’Etat gabonais et cette société.

Pour les autorités gabonaises – qui désapprouvent l’opération – Zain Gabon aurait fait inobservation des dispositions réglementant l’activité des télécommunications en République Gabonaise et du cahier des charges de la licence l’autorisant à exercer son activité dans ce secteur au Gabon.

Estimant que cette attitude de Zain, pour le moins incompréhensible, est de nature à déstructurer le marché gabonais de la téléphonie mobile – dont il détient 60%, devant Libertis (38%), Moov (8%) et Azur (4%) – sans compter que l’essentiel des communications est traité sur son réseau.

De son côté, le Groupe Zain indique dans un communiqué y afférent, publié dans son intégralité, jeudi, par GABONEWS, que « Faisant suite à l’annonce faite par Mobile Telecommunications Company KSC, « Zain », le 16 février 2010, concernant la vente de son groupe Afrique « Zain Africa BV » à Bharti Airtel SA, la société confirme que le Conseil d’Administration de Zain s’est réuni au Koweït, mercredi 24 mars 2010, afin de passer en revue les derniers développements et les négociations relatifs à cette vente ».

Aussi, Zain précise-t-il que son « Conseil d’administration est heureux d’annoncer que la procédure de due diligence s’est achevée et que les deux parties sont en train de finaliser les derniers accords qui devraient être signés dans les jours à venir », avant de conclure que « Dès la signature, les deux parties chercheront à obtenir les approbations requises. Il a été rapporté que Bharti a déjà garanti le montant total du financement exigé, soit 8,3 milliards de dollars, pour cette transaction ».

Ce qui semble concomitamment paradoxal et choquant dans cette affaire est bel et bien le fait que cette opération, qui avait été interdite au Soudan, au Tchad, en Afrique du Sud et au Maroc, se soit réalisée au Gabon, sans la moindre consultation préalable des autorités compétentes de ce pays.

« La vente de « Zain Africa BV » ne concerne pas l’opération de Zain au Soudan ni ses investissements au Maroc », précise le communiqué supra cité de Zain. D’où le juste courroux du gouvernement gabonais.

A noter que la transaction dont il s’agit porte sur un montant global de 4.125 milliards de FCFA, soit 8.3 milliards de dollars.

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