Le classement Forbes 2010 vient de rendre publique la liste des plus grosses fortunes africaines, avec en tête l’éthiopien Mohammed Al Amoudi, et quatre membres de la famille égyptienne Sawiris dans le top 10. Malgré la présence de 6 pays producteurs de pétrole et d’énormes ressources naturelles, la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) ne compte aucun représentant dans ce classement.

Pas un francophone dans le classement 2010 des africains les plus riches du continent publié récemment par le magazine Forbes qui répertorie les milliardaires les plus riches du monde.

En tête du classement, on retrouve l’homme d’affaires éthiopien Mohammed Al-Amoudi, suivi de l’égyptien Nassef Sawiris, le benjamin de la famille qui occupe quatre places au top 10 des plus grosses fortunes africaines. Trois sud-africains et le nigérian Aliko Dangote occupent le haut du classement africain.

On remarque l’absence totale de l’Afrique centrale de ce classement, en dépit des énormes richesses que regorge la sous-région généreusement dotée en pétrole, en manganèse, en or et diamants, que se disputent les investisseurs étrangers à coup de milliards de francs CFA.

Six des dix pays membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) sont des producteurs de pétrole, notamment l’Angola, la Guinée équatoriale et le Gabon qui sont au top 5 des producteurs africains.

Pourtant pas un milliardaires de la sous région ne figure au top 10 continental, ni même au top 1000 mondial. Pourquoi la sous région n’est-elle pas représentée dans ce classement, alors que partout dans les capitales de la CEEAC fleurissent des palaces et autres signes ostentatoires de richesses dignes des séries hollywoodiennes ?

Les pays de la CEEAC sont-ils incapables de faire émerger une classe d’hommes d’affaires capables de faire fructifier les richesses nationales. En quoi l’Ethiopie de Mohammed Al Amoudi, ou le Soudan de Mohammed Ibrahim (8e au classement africain) auraient-ils de meilleures dispositions à «fabriquer» des milliardaires ?

L’absence de la sous région dans ce classement serait peut-être due par le fait que les fortunes de la bourgeoisie compradore ne sont pas produites par des actifs indentifiables et justifiables, comme l’exige le classement Forbes.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here