La Société nationale des bois du Gabon (SNBG) a annoncé le 30 mars à Libreville un résultat net de 3,047 milliards de francs CFA pour l’exercice 2009, en hausse de 17% par rapport à l’exercice précédente.
Au pied du mur de l’industrialisation de la filière, la Société nationale des bois du Gabon (SNBG) met des billes de son côté avec un résultat net en hausse de 17% en 2009, soit 3,047 milliards de francs CFA contre 2,616 milliards en 2008.

A l’issue du Conseil d’administration tenu le 30 mars à Libreville, la SNBG a annoncé des résultats financiers consolidés, notamment grâce à la réduction de ses effectifs de 170 à 145 agents, ramenant ainsi la masse salariale de 1,929 milliards de francs CFA en 2008 à 1,800 milliards de francs CFA en 2009.

«La situation financière se consolide davantage au regard des ratios financiers et de gestion. La politique de la maîtrise des charges, tout comme la politique d’achat sélectif des grumes a permis de réaliser un résultat net en hausse de 17% en 2009», explique le directeur général de la SNBG, Serge Rufin Okana.

Dans le contexte de la crise économique mondiale qui a frappé de plein fouet le secteur du bois, les chiffres 2009 de la SNBG ont toutefois affiché un chiffre d’affaires en chute de 30%, à hauteur de 37,271 milliards de francs CFA.

Le Conseil d’administration de la SNBG a également permis aux administrateurs de planifier la restructuration nécessaire de la société pour impulser et accompagner l’industrialisation de la filière.

Il s’agit de mieux «s’adapter au nouveau contexte de la filière bois et en devenir un acteur majeur. Dans ce sens, elle doit présenter dans les meilleurs délais à l’administration un plan d’industrialisation de la production issue des permis qu’elle détient et de celle des petits permis gabonais qu’elle a la charge de racheter», avait annoncé Ali Bongo le 4 mars à Port-Gentil.

«Nous sommes en train de travailler sur notre modèle d’industrialisation que nous espérons dérouler le plus rapidement possible. La nouvelle donne de la politique gouvernementale du tout industriel dans le secteur bois constitue un défi majeur pour notre repositionnement et la redéfinition de notre métier historique», a indiqué Rufin Okana.

Dans cette optique, la SNBG a par ailleurs été associé la veille à une séance de travail avec des hommes d’affaires italiens sur le projet de création d’une usine moderne de transformation du bois. En dépit du bénéfice réalisé par l’entreprise, la masse salariale est de nature à obérer les performances de celle-ci.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here