Selon le Rapport Mondial 2008-2009 sur le développement humain, le Gabon connaît une amélioration sur son positionnement au niveau de l’indice de développement humain (IDH).

Jeudi dernier, à la faveur d’un point de presse, le Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies au Gabon, Mme Bintou Djibo, a présenté ce Rapport, non sans évoquer, celui du Secrétaire général des Nations Unies sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) à cinq ans de la date butoir et a fait le point des activités du Pnud Gabon

En présentant jeudi dernier le Rapport mondial 2008-2009 sur le développement humain, intitulé ”lever les barrières : mobilité et développement humain”, le Représentant résident du système des Nations Unies au Gabon, a déclaré que ce pays partait de la 119e place en 2008 à la 103e place en 2009.

”Pour avoir amélioré considérablement les secteurs de l’éducation, de la santé, de la bonne gouvernance, le Gabon a fait un bond en avant qui mérite d’être souligné”, a reconnu le Coordonnateur résident du système des Nations Unies au Gabon.

En outre, elle s’est appesantie sur l’immigration internationale, devenue un problème sérieux avec la fermeture des frontières par les pays riches.
L’essentiel de son propos a été orienté sur la thématique de l’immigration, particulièrement les difficultés qui caractérisent celle des peuples africains. D’après le rapport, ”ouvrir les frontières en donnant à chaque citoyen du monde la capacité de choisir son lieu de résidence est une composante essentielle de la liberté humaine”.

Dans l’optique de clarifier les interrogations suscitées par le désir de migration des populations africaines et les difficultés qui y sont liées, ce rapport indépendant, réalisé par des chercheurs et académiciens, avec le soutien financier du PNUD, révèle les facteurs qui sous-tendent les inégalités mondiales à l’origine des migrations, étudie les répercussions de celle-ci sur les revenus des migrants et sur les indicateurs sociaux, en proposant également des réformes clés, politiquement réalistes, visant à réguler les flux migratoires.

Le constat est que les politiques migratoires tendent à favoriser les plus qualifiés. 2/5 seulement des migrants internationaux quittent un pays en développement pour un pays développé. Les situations ne sont pas les mêmes parmi les migrants, surtout lorsque les politiques sont restrictives aussi bien dans le pays d’origine que dans le pays d’accueil. De ce fait, les plus pauvres ont du mal à se déplacer, la plupart reste bloqués aux frontières de leur propre pays. Pour ceux qui parviennent à le faire, cela s’effectue dans des conditions incertaines et dangereuses.

Concernant les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), le Coordonnateur a indiqué qu’à cinq ans de la date butoir prévue pour 2015, les OMD risqueraient de ne pas être relevés dans les pays d’Afrique Subsaharienne, et notamment dans ceux ayant subi des catastrophes naturelles.

A ce propos, le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, dans son Rapport, convie les dirigeants du monde au sommet qui se tiendra en Septembre prochain dans la ville de New York. Ce sera, non seulement, l’occasion de faire un bilan des avancées dans la réalisation des OMD, mais également d’adopter un plan d’action global visant à accélérer les progrès pour la réalisation de ceux-ci.

Le présent rapport est à sa 19e édition. Le Gabon est considéré plus comme une terre d’accueil, plutôt qu’une terre d’émigration. Ce qui explique le taux relativement faible de l’émigration des Gabonais.

Par ailleurs, après avoir officié au Gabon pendant 5 ans, Mme Bintou Djibo quitte le Gabon pour une nouvelle affectation. Au Sénégal, la ressortissante burkinabé, devra confirmer tout le bien qu’elle laisse au Gabon en héritage.

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