Apres l’immeuble de Paris Une autre folie du Rookie president…QUI VIVRA VERA!…Vive l’emergence
L’ÉTAT GABONAIS PERD 240 MILLIONS DE DOLLARS, SOIT 120 MILLIARDS DE FRANCS CFA. AU PAYS, PERSONNE N’OSE EN PARLER

C’est le site lawinfrance.com, un site du droit des affaires français, qui révèle la nouvelle depuis le 20 Mai dernier. L’état gabonais vient de se voir infliger un camouflet juridique par le Centre International Pour le Règlement Des Différents Relatifs Aux Investissements (CIRDI). C’est un organisme de la Banque Mondiale, dont le but est de gérer et arbitrer les litiges entre pays et investisseurs étrangers. L’affaire qui était tranchée par le CIRDI opposait un consortium autour de la société belge Transurb, au gouvernement gabonais; suite à une résiliation de contrat sur l’exploitation du Transgabonais.

1. L’odyssée du Transgabonais
Quand Léon Mba meurt en 1967, il laisse un dossier de construction d’une ligne de chemin de fer dite “Owendo-Belinga”. Ce chemin de fer doit servir principalement à l’évacuation du Fer qui doit être exploité sur le site de Belinga dans l’Ogooué-Ivindo. Arrivé au pouvoir, Albert Bongo décide que le fer de Belinga n’est plus si important que ça car il a désormais le pétrole, beaucoup de pétrole. Il ordonne, contre l’avis de la banque mondiale et de beaucoup de gabonais de l’époque de Léon Mba, d’abandonner le projet Belinga, mais d’en récupérer la ligne de chemin de fer et en modifier le tracé, qui irait dorénavant d’Owendo jusqu’à Franceville. Ce projet pharaonique reste une folie financière qui jusqu’aujourd’hui, demeure déficitaire. Ce projet a été l’occasion pour les prédateurs du Gabon de se sucrer sur notre dos. Le maitre d’œuvre des travaux fut l’entreprise française (vous l’aurez deviné) Spie Batignolles. Une entreprise étatique est mise en place pour gérer le Transgabonais, l’OCTRA qui fera faillite et disparaitra. En 1999, l’état Gabonais cède l’exploitation Transgabonais à des privés qui sont la SNBG et la société belge Transurb qui s’associent dans un consortium.

2. Le litige entre l’état gabonais et Transurb
En 2003, la SNBG et Transurb voient leur contrat d’exploitation résilié. L’état Gabonais confie cette exploitation à la Comilog, une filiale d’Eramet dirigée par un membre de la famille Bongo. Vous comprendrez qu’on arrache aux belges pour donner aux amis français qui emploient nos parents à des postes bidons de DG trompe l’œil, quand ce sont les français qui tiennent la boutique et mènent la danse. Mais au Gabon, on fait semblant en tout. Il faut préciser encore que la société Belge Transurb est spécialisée dans le transport ferroviaire, alors que cette activité n’est la spécialité ni d’Eramet, encore moins de sa filiale Comilog. Mais au Gabon, on n’a pas besoin d’expertise pour avoir des contrats, et la Comilog met en place la Setrag dont le patron n’est autre que Marcel Abeke. Qu’est ce qu’Abeke connait des voies ferrées? Who knows! Circulez y a rien à voir. Suite à cette résiliation de contrat, le groupe Transurb soumet une plainte contre le Gabon au CIRDI. Le premier jugement du CIRDI donne raison à Transurb et ordonne au Gabon le paiement de l’équivalent de 300 milliards F CFA. L’état gabonais dépose un recours en annulation. C’est la sentence de ce recours qui vient d’être annoncée. En effet, c’est le 11 Mai 2010, que le CIRDI infligeait le soufflet définitif à l’état gabonais. Le CIRDI a décidé que le Gabon devait indemniser le consortium Transurb à raison de 240 millions de dollar, soit environ 120 milliards de francs cfa. La décision est irrévocable et tous les recours ont été épuisés. Il va falloir payer. Voici où conduit le pilotage à vue.

Il faut dire qu’au Gabon, cette décision d’une cour de justice indépendante n’a pas été annoncée dans la presse d’état bongoïste, habituée qu’elle est aux décisions Mborantsuoises. Nous espérons que des intrépides de la presse privée n’auront pas froid aux yeux et iront aux ministères des transports, du budget et à la Setrag, demander aux gouvernants ce qui s’est passé; vu que cette addition, nous la paierons tous car Ali Bongo va encore aller s’endetter quelque part pour payer la note salée. Si nous sommes responsable du paiement de la dette par nos impôts, nous sommes aussi en mesure de demander à nos gouvernants de nous expliquer pourquoi et comment certaines décisions désastreuses et couteuses sont prises et qui doit subir les conséquences de leur contrepoids. Les bongoïstes doivent savoir que le monde a changé; on ne peut plus rien cacher. La vérité, dans toute sa laideur, finie toujours par sortir, même sous le radieux soleil équatorial. Après la dépense des 65 milliards pour une inutile propriété à Paris, voici que le trésor public doit signer un chèque de 120 milliards pour l’affaire du Transgabonais. Ce n’est pas fini car on nous apprend que devant le CIRDI, se trouve un autre dossier délicat, celui de la main mise de Bolloré sur le port d’Owendo. S’il est prouvé que Bolloré a utilisé des méthodes mafieuses pour avoir le contrat, le Gabon va encore payer des centaines de milliards en indemnités. Les 65 milliards additionnés aux 120 milliards du Transgabonais et nous nous retrouvons déjà avec une dépense de 10% du budget de l’état qui n’était pas prévue. Comment Ali Bongo et ses émergents comptent combler ce trou?

Vive l’emergence………………

Texte reçu de l’UPG Amérique le 5 juin 2010

1 COMMENTAIRE

  1. C’est grave ce qui se passe pour notre pays, nous osons crire que l’assemblée nationale bien que dominée par des députés rompus à la solde d’ali demandera des compte au gouvernement. Nous nous rejouissons déja de l’arrivée de deux poids du parti UN pour porter cette affaire devant la communauté nationale et Internationale.

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