Le PDG d’Eramet, Patrick Buffet, et le président du Gabon, Ali Bongo, se sont accordés mercredi sur le principe d’une entrée de l’Etat gabonais au capital du groupe minier français, a indiqué un porte-parole à l’AFP.

“Un accord a été trouvé sur le principe d’une entrée au capital d’Eramet de la République gabonaise”, a déclaré le porte-parole. Il a précisé que le niveau de cette participation et le délai n’avaient pas été fixés.

Selon le site internet des Echos mercredi, l’Etat gabonais entrerait “à hauteur de 4% à 5% du capital”. Eramet est valorisé en Bourse à 5,8 milliards d’euros.

Par ailleurs, “un accord de principe a été trouvé sur l’augmentation de la participation de la République gabonaise au sein de la Comilog (Compagnie minière de l’Ogooué, filiale de manganèse d’Eramet, ndlr) de 25% à environ 35%, selon un calendrier qui sera établi prochainement”, a ajouté le porte-parole d’Eramet, confirmant une information des Echos.

Enfin, “au cours de son rendez-vous avec le président gabonais (à Libreville, ndlr), Patrick Buffet a proposé à la République gabonaise de l’associer à d’éventuels futurs projets miniers en Afrique, qui recèle un grand potentiel dans ce domaine”, a rapporté le porte-parole.

L’entrée du Gabon au capital d’Eramet s’inscrit dans une démarche semblable à celle de la STCPI (Société territoriale calédonienne de participations territoriales).

Actionnaire à 34% de la filiale Société Le Nickel (SLN), premier employeur privé en Nouvelle-Calédonie, la STCPI, qui représente les provinces néo-calédoniennes, est également actionnaire au niveau de l’ensemble du groupe, avec 4,06% d’Eramet.

Ces accords avec Libreville interviennent alors que l’évolution de l’actionnariat d’Eramet fait l’objet de négociations difficiles. Le groupe est détenu à 36,4% par la famille Duval et à 25,6% par Areva, les deux étant liés par un pacte d’actionnaires.

Depuis l’été 2009, le groupe nucléaire a fait savoir qu’il veut vendre ses parts dans Eramet pour financer son programme de développement industriel. Mais, étant donné le caractère stratégique de l’activité d’Eramet, cette participation devrait rester publique et les négociations avec le Fonds stratégique d’investissement (FSI), le fonds souverain français, sont apparues difficiles.

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