L’Etat gabonais a conclu un accord de principe avec Eramet pour entrer dans le capital du groupe minier et métallurgique français, a déclaré un porte-parole de la société, confirmant des informations des Echos.
Un accord de principe a également été trouvé pour que le Gabon porte de 25% à environ 35% sa participation dans leur filiale commune de manganèse Comilog, a-t-il ajouté.
Le porte-parole n’a en revanche pas donné de précisions sur la taille de la participation envisagée dans Eramet ni sur le calendrier de l’opération.
Selon Les Echos, le Gabon pourrait prendre 4% à 5% du capital d’Eramet et l’accord devrait être officialisé ce jeudi.
Cet accord a été trouvé dans le cadre d’une rencontre entre Ali Bongo, le président de la République gabonaise, et Patrick Buffet, le PDG d’Eramet.
Les Echos ont de leur côté précisé que le gouvernement français soutenait le projet et que “contrairement à ce qui a pu être envisagé, le Gabon ne devrait pas acheter ses titres à Areva”.
Dans le cadre de son plan de financement dévoilé fin juin 2009, le groupe de nucléaire a prévu de céder sa participation dans le groupe minier et métallurgique, qui s’élevait à 25,63% à fin 2009, mais l’opération se fera “seulement en bloc”, rapporte le quotidien.
Le Gabon devrait donc plutôt acheter des titres sur le marché, ajoute-t-il, en citant “un proche du dossier” et en soulignant que la facture devrait s’élever à quelque 300 millions d’euros pour 5% du capital.
Avec cette opération, le Gabon s’inscrirait dans un schéma comparable à celui de la Société territoriale calédonienne de participation industrielle (STCPI), un véhicule d’investissement public basé en Nouvelle-Calédonie qui possède une participation minoritaire dans la filiale de nickel d’Eramet dans l’archipel et qui contrôle environ 4% du capital du groupe.

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