Initialement prévu le 5 mai, l’appel d’offres portant sur 42 blocs pétroliers en offshore profond et ultra profond a finalement été fixé au 27 octobre prochain lors du Conseil des ministres tenu le 24 juin à Libreville.

Réuni le 24 juin à Libreville, le Conseil des ministres a «a approuvé la nouvelle date de lancement du projet du 10ème appel d’offre des blocs libres du domaine pétrolier gabonais en mer profonde et très profonde. (…) La cérémonie de lancement de ce 10e appel d’offre se déroulera à Libreville le 27 octobre 2010», rapporte le communiqué final de ce conclave.

Cet appel d’offres est censé relancer la production nationale en baisse régulière depuis le pic de 1997. Il concerne «42 blocs pétroliers en mer profonde d’une superficie de 110.000 m2», selon les autorités. Initialement prévu le 5 mai, l’opération avait été repoussée «pour accorder plus de temps de préparation aux investisseurs intéressés», avait alors indiqué le ministre des Mines, Julien Nkoghe Bekale.

«Il y a eu un intérêt tellement croissant que la date du 5 mai paraissait trop juste. Il fallait donc donner un délai supplémentaire aux entreprises afin de préparer leurs dossiers. Nous allons donc sillonner le monde pour rencontrer le maximum d’opérateurs. C’est la raison pour laquelle nous avons jugé utile de reporter cette mise aux enchères à une date ultérieure», avait-il expliqué.

En décidant la mise aux enchères des blocs, le gouvernement avait par ailleurs chargé le ministre du Pétrole «d’engager un plan de marketing du domaine pétrolier gabonais sur les places financières de Paris, Houston, Singapour, Londres et de la ville de Calgary (Canada)». Le pétrole est la principale richesse du pays, qui produit en entre 220000 et 240000 barils par jour, et assure à l’Etat environ 60% de son budget.

Depuis la fin de la dernière décennie du 20è siècle, le Gabon tente de vendre ces 42 blocs de recherche tracés au large du Gabon. Paul Toungui alors ministre du Pétrole, avait parcouru sans grand succès, les forums pétroliers internationaux pour vendre ce qu’on appelait alors le “8è appel d’offres en offshore”. Le dossier comprenait des cartes géologiques sous-marines et des données sismiques portant sur chacun des blocs. Mais, en raison du coût fort onéreux de la recherche dans l’ultra profond, les majors rechignaient alors à acquérir les blocs proposés. La technologie et les techniques de forage dans l’offshore profond ayant évolués, ces blocs seraient aujourd’hui moins difficiles à placer. Les autorités du pétrole gabonais fondent beaucoup d’espoir sur les possibilités d’une bonne découverte hors du plateau continental. Surtout que dans le voisinage du pays, notamment en Guinée Equatoriale des découvertes fort intéressantes ont été réalisées.

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