La présidente de la fédération nationale des parents d’élèves du Gabon (Fenapeg), Christiane Bekale, a reconnu, mardi au cours d’un entretien avec la presse, que les responsabilités de cet échec sont partagées.

La présidente de la fédération nationale des parents d’élèves du Gabon (Fenapeg), Christiane Bekale, que nous avons rencontrée, hier à son lieu de travail, a réagi sur les mauvais résultats enregistrés cette année en affirmant que ‘’ce taux d’échec était prévisible. Il fallait s’y attendre, compte tenu des perturbations enregistrées, durant la période scolaire par les enseignants, suite à leurs revendications’’.
‘’Ces résultats sont une catastrophe, une honte pour tout un pays ! Le contraire nous aurait étonné. Le cahier de charges émis par les enseignants au gouvernement, n’a pas été respecté. Les enseignants ont levé leur mouvement de grève, de façon voilée. Les cours ont été arrêtés plus tôt, au mois de Mai, au lieu de Juillet comme prévu, et on nous a laissés entendre que le programme avait été achevé normalement. J’estime qu’ils n’ont pas respecté le calendrier scolaire ’’, a indiqué Mme Bekalé.
Pour elle, les responsabilités de cet échec sont partagées. Les enseignants devraient se remettre en cause, suite à ces mauvais résultats, cette responsabilité leur revient, d’autant plus qu’il n’est plus évident que les élèves reçoivent des enseignements de qualité. N’en demeure que la plus grande responsabilité revient au gouvernement.
Selon Mme Bekalé, le gouvernement devrait tout mettre en œuvre pour rétablir de l’ordre dans l’enseignement, en répondant aux revendications des enseignants, étant donné que ces derniers se sentent maltraités.
Toutefois, elle a souhaité que l’on mette en application les décisions prises lors des derniers états généraux de l’éducation.
‘’Nous, parents d’élèves, abattus, lançons un cri d’alarme au gouvernement. Ce dernier doit prendre toutes les dispositions possibles pour remédier à cet obstacle; ce sont les parents d’élèves et élèves qui sont les véritables victimes de cette catastrophe, et chaque année, c’est la même chose. Toutes les composantes de l’éducation nationale ne doivent pas en être fières, c’est une hécatombe pour la république’’, a conclu la présidente de la fédération des parents d’élèves.

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