Le président Ali Bongo a demandé le 5 août à ses ministres de s’intéresser de près aux rapports de la Cour des Comptes et d’enquêter sur les manquements ou les détournements qui y sont pointés. Des vérifications qui concernent en particulier « la gestion des fêtes tournantes du 17 août », fêtes nationales qui se sont déroulées entre 2002 et 2009, chaque année dans une région différente. De l’avis de nombreux observateurs ces manifestations ont donné lieu à de nombreux détournements de fonds publics.

Ali Bongo Ondimba vient d’ouvrir une page que l’on pensait définitivement tournée. Une étude publiée par le Fonds monétaire international en 2006, avait révélé des détournements massifs de fonds publics. Plusieurs milliards de francs CFA, investis par l’Etat de 2002 à 2006, pour moderniser les villes de l’intérieur du pays y compris Libreville n’ont servi à rien.

Selon l’étude du FMI, des projets entièrement financés n’ont jamais démarré. Certains ont démarré mais n’ont jamais été achevés. Ils sont devenus des « éléphants blancs ». D’autres ont été entièrement exécutés mais de manière bâclée.

Au lendemain de la publication de cette étude, le président Omar Bongo Ondimba n’avait pris aucune sanction. La nouvelle enquête lancée par l’administration d’Ali Bongo pourrait éclabousser des personnalités actuellement au pouvoir, et d’anciens ministres passés à l’opposition.

Le regard des enquêteurs sur les chantiers de la CAN-2012, est une autre pression sur le comité de préparation de cet évènement continental. La CAF (Coupe des confédérations africaines), et les Gabonais sont inquiets des retards accumulés dans l’exécution des chantiers.

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