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A la Une : le cinquantenaire de l’indépendance au Gabon

C’était la fête hier soir à Libreville… Le site d’information Gabonews raconte : « près de trente minutes durant, le bord de mer s’est illuminé, aux premières heures de ce 17 août, (…) du plus grand feu d’artifice jamais organisé au cours de ces cinquante dernières années au Gabon. Etincelles multicolores pavoisant le ciel librevillois, enfants placés sur les épaules des parents, couples enlacés, et à perte de vue, des téléphones portables tendus vers le haut pour immortaliser le spectacle, ce sont autant d’images qui constituaient le panorama de ce début de cinquantenaire de l’indépendance du Gabon (…).Dans les prochaines heures, précise Gabonews, le point d’orgue des festivités commémorant les cinq premières décennies du Gabon postcolonial sera celui du défilé militaire, auquel prendront part 7.000 hommes, dont un bataillon de l’armée française, et un autre de l’armée sénégalaise. »

Commentaire du quotidien Le Pays au Burkina : « la ronde des fêtards continue son petit bonhomme de chemin. A quelques exceptions près, les célébrations de ces cinquantenaires (sur le continent) se suivent et se ressemblent. » (…) En y regardant de plus près, poursuit Le Pays, il y a cette impression que certains dirigeants africains se sont subitement rendu compte (…) qu’il y a un défaut d’infrastructures par-ci ou par-là et qu’ils ont décidé d’en réaliser, pour les commodités de la fête. Ce genre de mentalité et de développement par à-coups ne suffisent pas à mener bien loin un Etat sur le dur chemin du développement et à forcer le respect réel des autres », relève le quotidien burkinabé. « Pour le cas précis du Gabon, poursuit Le Pays, Ali Bongo, qui a pris des mesures saluées par plus d’un observateur, devrait continuer dans sa lancée en évitant que les économies qu’il s’évertue à faire faire à son pays soient dilapidées dans des festivités de ce genre dont toute la pertinence reste à démontrer. »

Vers une élection à haut risques ?

L’élection présidentielle au Nigeria aura lieu dans 6 mois. Et la compétition « promet de chaudes empoignades, vu la carrure des candidats » : c’est du moins ce qu’affirme L’Observateur au Burkina. L’Observateur qui constate en effet que « Goodluck Jonathan, arrivé aux affaires après le décès en mai dernier d’Umaru Yar’Adua, compte bien se présenter, même si pour l’heure il n’en a pas manifesté l’intention. Et s’il devait se jeter à l’eau, note le journal, Goodluck aurait affaire à forte partie. En effet, il pourrait se retrouver face à un revenant : Atiku Abubakar, vice-président d’Olusegun Obasanjo de 1999 à 2007, et qui avait entre-temps quitté les rangs du parti suite à un désaccord avec son mentor. C’est lui qui entend aujourd’hui obtenir l’onction du PDP afin de briguer la magistrature suprême.»
Abubakar contre Jonathan : « voici le spectre des divisions et des querelles ethno-religieuses qui se profile de nouveau », affirme L’Observateur qui rappelle que « Jonathan est un chrétien du Sud, alors que son probable futur adversaire est un Haoussa du grand Nord musulman. Or, relève le journal, il se trouve que, conformément à une règle non écrite, la présidence au Nigeria devrait revenir tous les 8 ans à l’une ou l’autre communauté. Et comme Umaru Yar’Adua n’a exercé le pouvoir que pendant un seul mandat, qu’il n’a d’ailleurs pas achevé, la logique religieuse en vigueur voudrait qu’un de ses coreligionnaires prenne le témoin. »

Et L’Observateur de conclure : « dans ce Nigeria où toute étincelle est susceptible d’embraser tout le pays, on peut aisément imaginer que le problème qui se profile à l’horizon de cette présidentielle va très rapidement déborder du cadre strictement politique. Il faudra très certainement beaucoup de tact, de bon sens et de raison pour éviter le pire. »

Difficile rentrée…

En RDC, la rentrée scolaire, qui doit avoir lieu le 6 septembre, semble menacée… C’est ce que constate L’Observateur à Kinshasa : « comme toujours à la veille de la rentrée des classes, écrit-il, les syndicats des enseignants mettent le gouvernement sous la pression de menaces de grève. Ces syndicats réclament la revalorisation de la fonction enseignante avec à la clé une hausse de salaires. Et si le gouvernement ne répond pas positivement à cette revendication, la rentrée scolaire risque de ne pas avoir lieu le jour fixé. »

Et pourtant, L’Observateur rappelle que l’école primaire est payante en RDC… Malgré le fait, souligne-t-il, que « la gratuité de l’enseignement primaire soit consacrée par la Constitution de 2006. Mais il est vrai, constate le journal, que les conditions économiques du pays ne permettent pas d’appliquer cette disposition constitutionnelle. » Pourtant, souligne L’Observateur, « cette gratuité de l’école primaire doit rester un objectif à atteindre par nos dirigeants politiques. Car, priver un enfant de la possibilité d’acquérir les notions de base de l’instruction s’apparente à une condamnation à priori à sombrer dans la médiocrité durant toute sa vie. »

Ce manque de moyens dans le secteur de l’Education est malheureusement une constante en Afrique. « Quelles voies de sortie de crise ? », s’interroge Le Républicain au Mali qui constate que l’enseignement se dégrade dans le pays avec seulement à peine 30% de réussite au bac. « Ces mauvais résultats, ayons le courage de le reconnaître, ne s’expliquent que par une politique éducative balbutiante depuis près de deux décennies », affirme le quotidien malien qui cite le trop grand nombre d’élèves par classe, le manque de bibliothèques et de laboratoires, ou encore le manque de qualification des enseignants. Alors quelles solutions ? Et bien là aussi, plus de moyens !

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