Le Gouvernement gabonais favorable à la mise en place, à Libreville, d’un Centre d’excellence de la biodiversité

A la faveur de la tenue, la semaine dernière, à Libreville de la première conférence panafricaine sur la biodiversité, le président de la République, Ali Bongo Ondimba, avait « instruit » le chef du Gouvernement, Paul Biyoghé Mba, de tout mettre en œuvre pour fédérer des pairs africains afin de mettre en place , dans la capitale gabonaise, un « Centre d’Excellence de la Biodiversité », a déclaré le ministre de l’Economie, Magloire Ngambia.

Selon lui, le centre devrait remplir une dizaine d’objectifs :

– Assurer la connaissance de l’ensemble de la biodiversité et des ressources naturelles en vue d’assurer une gestion durable et responsable à forte valeur ajoutée qui concilie les impératifs du développement avec les contraintes de la conservation ;

– Permettre la mise en œuvre concertée de programmes de recherches et de diffuser les informations scientifiques sur la biodiversité ;

– Accroitre la participation à la mise en valeur des connaissances traditionnelles des ressources de la biodiversité en impliquant les populations autochtones dans la formulation des processus d’exploitation des principes actifs tirés de la biomasse forestière et de toute autre essence utile à des fins médicales ;

– Dresser les tableaux des ressources existantes du sol, des eaux et de la biomasse.

– Etablir les relations interuniversitaires par des passerelles de recherches fondamentales dans la production des modules nécessaires à la sauvegarde de la vie humaine ;

– Limiter l’implantation des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) et des Organismes Vivants Modifiés (OVM) dans la perspective de conserver en l’état la biodiversité ;

– Lutter contre les pollutions qui appauvrissent et menacent de disparition des écosystèmes ;

– Rompre avec l’exploitation hors normes des ressources naturelles ;

– Renforcer les mesures contraignantes en matière de législation transfrontalières sur le transport des déchets dangereux ;

– Réaliser les inventaires taxonomiques des plantes utiles dans le but de réaliser des répertoires pour la communauté scientifique internationale.

Cette initiative s’appuie sur l’ « engagement politique du Gabon en matière de préservation de la biodiversité » à en juger par les divers plans nationaux et code autour de l’environnement, depuis les années 60 à nos jours.

C’est surtout au sommet de la terre, à Rio (Brésil) que le Gabon a rejoint la communauté internationale dans la dynamique de la préservation de la biodiversité. Le crédo poursuivi par feu le président Omar Bongo Ondimba qui a cédé près de 11,3% du territoire en aires protégées.

La préservation de la biodiversité est également au centre des préoccupations de l’actuel chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, en ayant fait un « engagement politique solennel de haute portée scientifique et écologique » pour avoir inscrit dans son projet de société « l’Avenir en confiance » le « Gabon vert » qui occupe une place de choix.

Ce pilier de l’action du numéro un gabonais s’est matérialisé par l’arrêt des exportations de grumes au profit d’une transformation locale (finie ou semi-finie) du bois aux fins de créer une industrie capable de réaliser une valeur ajoutée sur cette matière première.

Le pays compte 22 millions d’hectares de forêts tropicales humides ; 125.000 Km2 de bassin hydrographique, 820 Km de façade maritime ; 8.600 espèces floristiques ; 1450 espèces fauniques, dont plusieurs sont des espèces rares peu connues et générales endémiques.

Au sortir de la conférence sur la biodiversité, la semaine écoulée, les participants, dans une Déclaration dite de Libreville, se sont engagés, entre autres, à “Soutenir la mise en place de centres régionaux sur la biodiversité ».

Cette déclaration sera présentée à la communauté internationale par le président Ali bongo Ondimba, au nom de l’Afrique, tant présentement à New-York, où se poursuivent les travaux de la 65ème Assemblée générale de l’ONU (20-22 sep) qu’à Nagoya (Japon), le mois prochain, à l’occasion de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB).

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