Le 16 septembre dernier, des cultivatrices du village Alloum, situé à 5 Km environ de la ville d’Oyem en allant vers la Guinée Equatoriale, ont découvert des obus et des roquettes enterrées dans leurs plantations. Face à l’émoi suscité par cette découverte, le ministère de la Défense nationale a publié le communiqué de presse ci-dessous pour clarifier la situation.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Suite à l’article de presse paru dans le journal « l’Union » du mardi 21 septembre 2010, intitulé « les roquettes d’Oyem » et aux nombreux commentaires à ce sujet, le Ministère de la Défense Nationale tient à apporter les précisions suivantes :

Le mardi 5 février 2008, Mr OKOUA MEYE Simon Pierre, propriétaire d’un terrain rural de 500.000 mètres carrés à ALLOUM, canton KYE, attesté par le Permis d’Occuper No 176/ PWN-CAB du 16 juillet 1983, signé de Monsieur le Gouverneur de la province du Woleu-Ntem, a remis gracieusement aux Forces Armées Gabonaises, la moitié de son domaine pour ériger un champ de tir. Une attestation dument signée par le donateur confirme cette opération.

Il y a lieu de rappeler que les obus et roquettes, comme toutes les munitions, ont une date de péremption après laquelle ils doivent systématiquement être détruits. Cette destruction se fait par explosion, par immersion ou par enfouissement.

C’est dans ce cadre que les Forces Armées qui utilisent régulièrement ce terrain, avaient décidé, suite à une mission d’inspection et de contrôle ordonnée par le Commandement en date du 16 mai 2008 de la destruction sur site des obus et roquettes périmés. Le mode opératoire retenu à cet effet, a été l’enfouissement, conformément à la réglementation en vigueur.

C’est ainsi que le 3 juin 2008, 96 obus et 62 roquettes périmés ont été enfouis par plus de trois (3) mètres de profondeur.

Depuis quelques mois, une société de la place, qui entreprend des travaux de réhabilitation de la route OYEM-ASSOK MEDZING, exploite une carrière de latérite sur le terrain militaire d’ALLOUM à l’insu des Forces Armées. Cette société a fini par déterrer les Obus et roquettes enfouis depuis 2008. Prise de panique, elle a alerté les autorités locales, notamment le Procureur de la République qui s’est rendu sur les lieux le vendredi 17 septembre 2010 dernier. Ce n’est que dans l’après midi que les Forces Armées ont été saisies. A la suite de cette information, une mission de l’Armée a été dépêchée d’urgence sur les lieux le dimanche 19 septembre 2010.

Le Ministère de la Défense Nationale qui déplore l’exploitation de cette carrière déclarée « terrain Militaire » par ladite société, tient à rassurer la population locale que les Obus et roquettes enfouis dans ce terrain et déterrés par mégarde, ne présentaient aucun danger. Ces munitions, qui ne peuvent de nouveau être enfouies, au regard des activités d’extraction effectuées sur le site, ont été toutes ramenées à Libreville en vue d’utiliser un autre mode opératoire.

Fait à Libreville, le 22 septembre 2010

Le ministre de la Défense Nationale
Angélique NGOMA

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