La liquidation judiciaire de Plysorol par la justice française le 8 septembre suscite des inquiétudes dans ses filières gabonaises, Pogab et Leroy Gabon, où les employés qui craignent de perdre leurs emplois, se sont réunis le 29 septembre à Owendo. Pourtant deux semaines auparavant, les salariés avaient été rassurés par leur direction que leurs emplois n’étaient pas menacés par la décision française.

Réunis le 29 septembre à Owendo, les employés de Pogab et Leroy Gabon, filiales de Plysorol, ont manifesté contre le sort de la société, mise en liquidation judiciaire le 8 septembre par le tribunal de commercial de Lisieux en France. Une initiative dictée par la répercussion de cette mesure dans les filières gabonaises de Plysorol, notamment la perte des emplois. Les deux filiales emploient 250 personnes.

«Non à la liquidation des sociétés Leroy-Gabon et Pogab, la politique de l’émergence prône la création des sociétés de bois et des emplois. Nous demandons au gouvernement de soutenir les actions actuellement menées par nos employeurs, de tout mettre en œuvre pour la conservation des emplois, le Gabon vert, c’est la création des entreprises de transformation du bois et non leur fermeture», indiquent des pancarte érigées à cet effet sur le site de Pogab.

Pour le directeur général du groupe Leroy-Gabon, Pogab, François Jufeng Wu, «depuis 2008, la maison-mère nous demande de lui fournir de la matière première, ce que nous faisons. Mais, en retour, elle ne nous paye pas. La dette due par Plysorol à ses filiales nationales s’élève à 2,6 milliards de francs CFA. La vente de plaquages à d’autres clients a permis au groupe de s’acquitter de ses obligations traditionnelles vis-à-vis des employés et du Fisc», a-t-il affirmé.

Selon les agents de Pogab et Leroy Gabon, leur mouvement est un signe de solidarité à l’endroit de leurs employeurs pour sauver leurs entreprises, du faite que les difficultés viennent de l’extérieur.

La mise en liquidation judiciaire est assortie d’une continuation d’activités de deux mois, le temps pour Plysorol de trouver un repreneur. Mais le flou qui pèse sur la situation des 600 000 hectares de forêt au Gabon, pourrait être un frein à la course à l’acquisition, même si le groupe libanais John Bitar and Co et le fonds d’investissement GCD ont vivement marqué leur intérêt. Plysorol spécialisé dans le contreplaqué, emploie 450 personnes sur ses trois sites français de Lisieux, Epernay (Marne) et Fontenay-le-Comte (Vendée), et exploite au Gabon quelque 600 000 ha de forêts riche en okoumé, un composant clé du contreplaqué.

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