Les nouvelles prévisions du Fonds monétaire international (FMI) publiées le 6 octobre indiquent que la croissance de l’Afrique devrait atteindre 5,9% en 2011. Une estimation légèrement en hausse par rapport aux 5% attendus cette année. L’accélération de la croissance devrait être soutenue par le rebond des exportations, des prix des matières premières et une demande intérieure robuste dans de nombreuses économies.

La croissance en Afrique subsaharienne devrait atteindre 5 % en 2010, selon les dernières prévisions du FMI publiées le 6 octobre dernier. L’institution financière internationale a revu à la hausse de 0,3 % ses prévisions de croissance pour l’Afrique subsaharienne en 2010 et laisse inchangées ses prévisions pour 2011, à 5,9 %, contre 2 % en 2009.

Selon le FMI, il semblerait que l’Afrique ait mieux résisté à la crise que l’on ne l’eut pensé, notamment en raison de sa faible intégration au marché financier mondial, à la quantité des réserves internationales et à la faiblesse du taux d’endettement.

L’Afrique a été le plus durement touchée par la diminution des commandes de matières premières par les pays occidentaux. Mais la rapide reprise de la demande de ces matières indispensables aux industries, associée à des politiques économiques adaptées, ont permis à l’Afrique subsaharienne de se redresser à une vitesse soutenue. Un facteur qui lui permet d’être sur la bonne voie.

Le FMI annonce également une hausse de croissance de l’économie africaine dans son ensemble en 2011, grâce notamment au redressement des cours des produits de base. Celle-ci devrait être «soutenue non seulement par le rebond des exportations et des prix des matières premières, mais aussi par une demande intérieure robuste dans de nombreuses économies».

Les perspectives de croissance restent donc favorables pour de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, ainsi que pour les pays producteurs de produits de base dans toutes les régions. Cette bonne tenue, on la doit également à une série de réformes adoptées par le FMI à l’égard de l’Afrique. Il s’agit entre autres du triplement des droits de vote de base des pays pauvres, la mis en œuvre d’un nouveau cadre pour des prêts concessionnels aux pays les plus pauvres, y compris des ressources additionnelles, le doublement des limites des emprunts, des intérêts à taux zéro jusqu’à la fin 2011 ainsi que des conditions plus souples.

Publié le 08-10-2010 Source : www.afriqueavenir.org Auteur : Gaboneco.com

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