Le gouvernement gabonais a décidé de surseoir à la vente des 42 blocs pétroliers, initialement prévue pour fin octobre, a annoncé le ministre des Mines, du pétrole, et des hydrocarbures, Julien Nkoghe Bekale, dans un communiqué publié mercredi à Libreville.

“Devant l’importance des enjeux et la complexité des questions, le gouvernement décide de surseoir au lancement du 10ème appel d’offres des blocs libres d’exploration en eaux profondes et très profondes, prévu le 27 octobre 2010”, souligne le communiqué.

Déjà annoncée le 25 mars dernier par le ministre des Mines, puis reportée en mai dernier, la décision a été prise pour une “plus grande observation des meilleures conditions de prévention des risques et de sécurité industrielle, ainsi que le respect des normes environnementales”, explique le communiqué.

“(…) le gouvernement de la République gabonaise envisage d’offrir, pour l’exploitation de son bassin profond et très profond, un environnement institutionnel, législatif et fiscal plus attractif, compétitif et sécurisé”, indique le texte, ajoutant que cette approche se fonde également sur l’objectif plus global de continuer à assurer, à l’économie gabonaise, des ressources suffisantes pour son développement.

Le lancement de l’appel d’offres des blocs pétroliers avait été décidé lors d’un conseil des ministres tenu le 12 mars dernier. Le gouvernement avait instruit le ministre des mines “d’engager un plan de marketing du domaine pétrolier gabonais sur les places financières de Paris, Houston (Etats-Unis), Singapour, Londres et Calgary (Canada)”.

Plusieurs investisseurs étrangers, dont le leader chinois du pétrole Sinopec, et le groupe américain Chevron, s’étaient manifestés pour participer au lancement de ce 10ème appel d’offres.

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