Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, a déclaré samedi soir à la télévision nationale, à l’occasion de son premier anniversaire à la tête du pays, que «le Gabon atteindra en 2010 une croissance de 7% contre une croissance négative en 2009 et ce, en dépit de la crise financière mondiale.

«Je déplore toutefois la lenteur dans l’exécution des projets lancés et j’ai décidé de placer les hommes et les femmes à la place qu’il faut», a affirmé le numéro un gabonais qui a déploré le favoritisme et les nominations sur des bases ethniques dans l’administration.

«Le problème ethnique réside dans notre administration, car les dirigeants choisissent d’abord les parents, même s’ils n’ont aucune compétence. J’avais prescrit aux ministres du gouvernement de choisir des collaborateurs compétents, car les choix ethniques brisent le développement», a révélé le chef de l’Etat qui souhaite que «nous renforcions l’unité nationale pour construire une nation plus forte et soudée».

Il a laissé entrevoir dans ses propos un éventuel réaménagement au niveau du gouvernement et a affirmé: «je me battrai de toutes mes forces pour combattre l’ethnisme».

Ali Bongo Ondimba avait prêté serment le 16 octobre 2009 à l’issue des élections qui ont suivi une période de transition houleuse due au décès, le 8 juin en Espagne, de son père, Omar Bongo Ondimba, lequel était resté au pouvoir sans discontinuer pendant 40 ans.

Pour Ali Bongo Ondimba, la fin cette première année de mon mandat nécessitait un bilan d’étape de l’action entreprise, ajoutant que “le chemin est encore long et il nous faudra surmontertoutes les contraintes pour notre marche vers l’émergence».

Abordant la dette intérieure de l’Etat, il a insisté sur les efforts réalisés, pour régler celle-ci.

“L’Etat traîne des impayés depuis plusieurs années. C’est un passif lourd qu’il a fallu gérer à notre arrivée. J’ai donc demandé qu’il soit procédé au paiement de ce passif qui s’est accumulé depuis 2004”, a-t-il dit.

“Sur un service global de la dette estimé à 911 milliards de FCFA (1,39 milliard d’euros), plus de 880 milliards (1,34 milliard d’euros) ont déjà été payés au 30 septembre 2010”, tandis qu’au niveau du budget de l’Etat, «plus de 600 milliards de FCFA (915 millions d’euros) ont été débloqués pour éponger la dette intérieure», a-t-il rapporté.

Ali Bongo Ondimba a par ailleurs fait observer qu’une politique active de paiement des arriérés de l’Etat a été mise en place, afin de relancer l’activité économique nationale et soutenir un niveau d’emploi porteur de croissance».

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