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Au terme de leurs assises, les communes gabonaises prônent la revalorisation des budgets municipaux (PAPIER GENERAL)

Au cours de la cérémonie de clôture du séminaire sur le développement harmonieux et durable des communes gabonaises, jeudi, à Libreville, les membres de l’association des structures municipales du pays ont émis le souhait de voir les subventions accordées par l’Etat revalorisées, de manière à soutenir plus en amont le développement de leurs villes, a constaté GABONEWS.

Au cours de la cérémonie, le rapporteur du Bureau central, par ailleurs maire d’Oyem, Rose Allogo Mengara, s’est réjoui de ce que cette rencontre ait bénéficié de la « participation effective de l’ensemble des communes gabonaises », dans un contexte marquée par la volonté de redynamisation de l’Association.

« MISE EN EXERGUE DU CONCEPT PARTICIPATIF »

Au terme du rappel des activités qui, quatre jours durant, ont jalonné les assises, Mme Mengara a procédé à la déclinaison de la dizaine de recommandations formulées par les participants. Parmi celle-ci, figure la revalorisation des subventions accordées par l’Etat, la nécessité de vulgariser la fiscalité locale, et l’augmentation de la dotation consacrée à la lutte contre l’insalubrité.

Au chapitre des orientations, cette fois-ci adressées aux maires et autres responsables municipaux, le rapporteur général du séminaire a prôné la « diversification des sources de financement », et le renforcement des partenariats entre les structures communales et les organisations patronales locales.

Quelque temps avant la clôture officielle des assises de Libreville, s’exprimant à son tour, le ministre de l’Intérieur, Jean –François Ndongou, a remarqué la « mise en exergue du concept participatif, cher à tout principe de décentralisation ». Une constante qui, selon lui, aura guidé les débats de long en large.

Revenant également sur les thématiques abordés par les membres de l’Association, et qui ont gravité notamment autour des « droits et avantages des élus locaux », Jean-François Ndongou a, en définitive, « pris bonne note des problèmes de fonds qui interpellent le Gouvernement », tant sur en ce qui concerne « l’impératif de l’assistance des municipalités », que le « transfert progressif des compétences et moyens compensatoires aux communes ».

« FAIRE DE LA DECENTRALISATION UNE REALITE »

Pour l’un des participants au séminaire, le maire de Bitam, Emmanuel Edou-Eyené, « dans l’ensemble nous avons confirmé et réaffirmé notre volonté d’être des partenaires au développement de l’Etat central ».

Aussi a-t-il souhaité que « la nouvelle loi sur la décentralisation soit rapidement votée et que les textes d’application soient mis en œuvre pour nous permettre de travailler au service de nos populations ».

« Nous sortons avec des recommandations, des enseignements, très riches », a remarqué pour sa part, le maire de Ntoum , André Ellah. Celui-ci de poursuivre : « Avec la nouvelle politique de l’émergence, nous avons grand espoir, puisque dans son projet de société le Président de la République veut faire de la décentralisation un réalité ».

Débuté lundi, à Libreville, le séminaire sur le développement harmonieux des communes gabonaises s’est clôt jeudi, en début de soirée.

Quatre jours durant, à la faveur de débats et d’échanges, présidés par le maire de Libreville, par ailleurs président de l’Association desdites communes, Jean-François Ntoutoume Emane, les participants auront appelé d’une part à un véritable transfert des compétences aux collectivités locales – au moment où la nouvelle mouture de la loi sur la décentralisation est examinée dans les deux chambres du parlement – et d’autre part, à l’accroissement des budgets alloués aux municipalités.

UN MEMORANDUM DESTINE AU CHEF DE L’ETAT

La prochaine rencontre de l’Association des maires des communes gabonaises est fixée au mois d’octobre 2011 à Koula Moutou (province de l’Ogooué-Lolo), au centre-est du pays.

Notons qu’en marge de leur premier conclave, à Libreville, les présidents des conseils municipaux du Gabon et leurs adjoints ont été reçus par le premier ministre, chef du gouvernement, Paul Biyoghé Mba.

Sous la conduite du président de leur association, Jean François Ntoutoume Emane, maire de Libreville, la délégation des maires du Gabon -qui a émis le vœu d’échanger avec le chef de l’Etat- a transmis un mémorandum qui lui est adressé au premier ministre.

Faisant l’économie de ce document, Jean François Ntoutoume Emane a demandé que l’officier d’Etat-civil soit reconnu en tant que tel avec ses prérogatives car, a-t-il affirmé, « Les maires n’ont ni logement de fonction, ni véhicule ; ils n’ont plus ni de retraite, ni d’assurance maladie ».

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