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Culture / Le Droit de la communication au Gabon, analysé dans un ouvrage de Thierry d’Argendieu Kombila

La bibliographie consacrée au secteur de la communication au Gabon s’enrichie d’un nouvel ouvrage rédigé par l’ancien porte-parole du Conseil National de la Communication (CNC), Thierry d’Argendieu Kombila, Journaliste, intitulé « Démocratie, Droit de la communication et Politiques publiques au Gabon entre 1960 et 2010 », dont la présentation officielle est prévue mercredi, à Libreville, a-t-on appris. Au cours de la cérémonie de présentation de ce livre, validé et cofinancé, entre autres, par la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l’on annonce la présence du président du Sénat, par ailleurs marraine de l’ouvrage, Rose Francine Rogombé, et celle du ministre de la Communication, Laure Olga Gondjout.

« REVENIR A LA SOURCE »

Pour l’auteur, spécialiste de la régulation de la communication, ces écrits s’inspirent de sa propre expérience professionnelle au CNC. « J’ai eu le temps d’apprécier la profession notamment sur le plan politique. Le constat que nous avons fait c’est que beaucoup de membres de la corporation étaient en manque de repères », a-t-il confié, ce mardi, lors de son passage à la rédaction de GABONEWS.

146 pages durant, dans un domaine où, à son sens, « les repères doivent communément être rattachés », l’ouvrage entend « revenir à la source », et analyser l’évolution des politiques législatives en matière du Droit de la communication au Gabon, sous les magistères des présidents Léon Mba et Omar Bongo Ondimba. Selon M. Kombila, cette étude permet également de se pencher localement sur le développement de la liberté d’expression et d’opinions.

Toutefois, pour ce journaliste de formation, pionnier de la presse libre gabonaise, il importait également d’observer l’arrimage des politiques législatives nationales aux politiques supra nationales.

Celui-ci de poursuivre : « Aujourd’hui, les institutions internationales qui accompagnent le développement du Gabon imposent un certain nombre de principes liés à la bonne gouvernance et au respect de la démocratie et des droits de l’homme (…) il s’agit maintenant pour nous de regarder les retards accusés par le Gabon sur le plan du lien organique qu’il y a entre notre droit propre, le droit spécifique du Gabon, et ses standards internationaux qui sont souvent posés en termes de préalable au développement ».

« HARMONISER LES VALEURS DEMOCRATIQUES »

Eu égard aux questions évoquées par cette « radiographie » du Droit de la communication au Gabon, l’ex- étudiant à l’Université de Bordeaux (France) souhaite, au chapitre des perspectives, qu’elle permette une réforme locale de ce secteur, susceptible d’aboutir à une harmonisation sous-régionale, au niveau de la CEMAC.

« Nous partons dans une intégration sous-régionale, et donc il faut harmoniser les valeurs démocratiques et faire en sorte que les principes soient respectés par tout le monde, par des mécanismes de surveillance et d’observation des conditions d’application des droits de la communication, d’encouragement, de mobilisation et de sensibilisation qui seront un aiguillon important pour bâtir une intégration nationale sur la base de valeurs partagées par tout le monde », a-t-il précisé.

Aussi, anticipant l’accueil de ce livre, « le premier dans son style qui traite du problème de la communication au Gabon », l’auteur s’est-il, réjoui des horizons qu’il ouvre pour les prochaines générations.

« Je pense que nous venons là de combler modestement un vide (…) Cette dimension de l’histoire de la communication était quand même importante à rappeler, pour mieux envisager l’avenir et savoir où nous allons », a-t-il indiqué au moment où de nombreux chantiers s’ouvrent dans le paysage tant audiovisuel que le domaine de l’économie numérique.

Dans son projet de société « l’Avenir en confiance », et son engagement de mener le Gabon sur la voie de l’émergence, le Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, consacre une tribune particulière au volet de la communication et de l’information.

Dans ce contexte, lundi dernier, alors que la communauté célébrait le 65ème anniversaire des Nations unies, le ministre de la communication, Laure Olga Gondjout relevait : «faire du Gabon, un pays moderne et prospère, telle est l’ambition légitime du président de la République (…) mais une telle ambition ne peut s’accomplir pleinement sans l’information en tant qu’instrument ou levier de développement ».

Le ministre devait préciser aussitôt que « le déploiement des technologies de l’Information et de la Communication sur l’ensemble du pays constitue aujourd’hui une des grandes exigences du ‘’Gabon des services ‘’ », prôné par le président de la République.

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