Démarrée le 2 novembre sur l’ensemble du territoire national, la révision annuelle de la liste électorale «n’est pas conforme aux dispositions de l’article 37 alinéas 2 et 5 de la loi 7/96 du 12 mars 1996 portant dispositions communes à toutes les élections politiques, modifiée», selon l’Union nationale (UN, opposition). Dans une déclaration datée du 2 novembre, le président de ce parti, Zacharie Myboto, demande à cet effet l’annulation de l’opération. Ci-dessous, la déclaration de l’UN.
DECLARATION DE L’UNION NATIONALE

La révision annuelle de la liste électorale arrêtée par le Ministre de l’Intérieur pour la période du 2 novembre au 16 décembre 2010 n’est pas conforme aux dispositions de l’article 37 alinéas 2 et 5 de la loi 7/96 du 12 mars 1996 portant dispositions communes à toutes les élections politiques, modifiée.

Ces dispositions précisent : alinéa 2 «les listes électorales sont permanentes, elles sont établies à l’échelon provincial par les autorités administratives locales, en collaboration avec les contrôleurs de la Commission Electorale Nationale Autonome et Permanente (CENAP) et doivent faire l’objet chaque année d’une révision», alinéa 5 «A cet effet, des commissions de révision sont mises en place dans chaque province par le gouverneur, et dans chaque mission diplomatique par le Chef de mission diplomatique. Elles comprennent, outre les représentants de l’administration, ceux désignés par la Commission Electorale Nationale Autonome et Permanente (CENAP)» fin de citation.

Dans ces deux alinéas, la compétence d’établissement et de révision des listes électorales revient aux autorités administratives locales, aux contrôleurs et représentants de la Commission Electorale Nationale Autonome et Permanente (CENAP), ainsi qu’aux chefs de missions diplomatiques.

Pour l’heure, la Commission Electorale Nationale Autonome et Permanente (CENAP) n’a pas désigné ses contrôleurs et ses représentants. La CENAP n’y étant pas partie prenante, la révision entamée est nulle et de nul effet.

L’Union Nationale demande en conséquence au Ministre de l’Intérieur d’arrêter l’opération de révision en cours. L’Union Nationale rappelle enfin que la préoccupation majeure des gabonais est la mise à plat du fichier électoral et la confection des listes électorales sur la base des données biométriques.

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