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« Bien mal acquis » : Total va-t-il faire les frais de la décision de la justice française ?

La décision de la justice française sur les « biens mal acquis » va-t-elle nuire aux intérêts des groupes industriels français sur le continent ? C’est en tout cas ce qu’espère le mouvement génération Omar Bongo Ondimba.

« Tout sauf Total Gabon »

Cette association, réputée proche du pouvoir gabonais, a annoncé hier le lancement d’une opération de boycott des produits du groupe français Total, intitulée « tout sauf Total Gabon ». Sa présidente, Chantal Ondo, affirme avoir pris cette décision « suite à la réouverture en France du dossier des présumés biens mal acquis ».

Elle « consiste à refuser tout produit Total Gabon, à savoir le carburant, le gaz, les huiles et autres accessoires » et doit commencer jeudi pour une durée de sept jours précise l’organisation, qui revendique 2 000 membres.

Cette affaire, qui vise le défunt président Omar Bongo Ondimba (ainsi que les présidents congolais Denis Sassou Nguesso et équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema), a été relancée le 9 novembre par une décision de la Cour de cassation française.

Contre la volonté du ministère français de la Justice, la plus haute juridiction française a décidé de valider la plainte avec constitution de partie civile de l’ONG Transparency International déposée à Paris en décembre 2008 pour « recel de détournement de fonds publics », qui avait été initialement rejetée par la Cour d’appel.

Total Gabon détenu à 25 % par l’État gabonais

Cette décision devrait aboutir à la nomination d’un juge d’instruction pour enquêter sur le patrimoine des chefs d’État et sur la façon dont il a été acquis.

« Charles de Gaulle l’a dit : « La France n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts. », et parmi ces intérêts chez nous, il y a Total Gabon », a ajouté le mouvement qui qualifie Total de « symbole de l’occupation française en Afrique et au Gabon ».

Reste que les intérêts de Total Gabon sont aussi en partie ceux de l’État gabonais : selon le site internet du groupe, l’entreprise est détenue à 25 % par les fonds publics gabonais.

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