Suite à la suspension des négociations avec la direction de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), le Syndicat des personnels du secteur eau et électricité (SYPEG) a décidé le 15 novembre de durcir la grève démarrée le 8 novembre.

Démarrée le 8 novembre à Libreville, la grève de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) arpente paisiblement la voie du statu quo. Toute chose qu’indique un communiqué du Syndicat des personnels du secteur eau et électricité (SYPEG) de la SEEG, lu le 15 novembre au siège social de la SEEG par le président du syndicat, René Mbélé.

«Au sortir de la première phase des négociations avec la direction générale, le bureau exécutif du CYPEG a informé la base de l’évolution des travaux et les décisions prises par le ministère du Travail. A l’issue du rendu du ministère, la direction générale de la SEEG a demandé et obtenu du président de séance une suspension des négociations pour une durée indéterminée», selon le communiqué

«Suite à tout ce qui précède, l’assemblée générale a constaté l’accord de la suspension des négociations par le président de séance à la direction générale à huis clos et la volonté manifeste de la direction générale à prolonger sans limite la durée des travaux. Face à ce qui précède, l’assemblée générale fustige le comportement du président de séance sur la décision prise sans consultation du SYPEG et de l’absence de date de reprise des négociations», a poursuivi René Mbélé.

En conséquence, conclu le communiqué, le CYPEG a décidé du «durcissement du mouvement de grève jusqu’à l’épuisement des points inscrits dans le cahier de revendications et demande au président des négociations de reprendre immédiatement et sans condition les travaux». Aucune mesure n’a été annoncée par le syndicat mais cette menace risque de jeter des grains dans l’engrenage du fonctionnement de la SEEG. Une issue qui fragiliserait davantage la production de l’eau et l’électricité à Libreville notamment.

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