Un député du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) de la commune de Port-Gentil, Jean Richard Sylong, a offert ses bons offices dans la crise qui secoue, depuis plusieurs mois, la municipalité de la capitale économique du Gabon (sud-ouest).

Ministre délégué aux Travaux publics, M. Sylong a rencontré samedi dernier, les membres du conseil communal des sages, une structure non statutaire qui, comme lui, tentent de dénouer la crise à la municipalité de Port-Gentil.

‘’Comme vous, je reste préoccupé par la crise que traverse notre conseil municipal, car il freine le développement de notre cité’’, a déclaré M. Sylong, saluant les efforts déployés par le président du conseil des sages, M. Emile Otando, pour ramener la sérénité au sein du conseil municipal.

En octobre dernier, M. Otando a tenté une médiation pour amener les conseillers municipaux des partis de l’opposition, signataires d’un accord de cogestion municipal avec le PDG, à voter le budget d’investissement de la mairie pour l’exercice 2010-2011.

‘’Je tiens donc à féliciter le conseil communal des sages pour l’action qu’il mène en vue de rechercher les voies et moyens pour sortir de l’impasse’’, a déclaré M Sylong, encourageant les ‘’sages’’ à poursuivre leurs efforts.

Signataire de l’accord de co-gestion de la ville de Port-Gentil avec le parti au pourvoir, l’Union du peuple gabonais (UPG, opposition), le parti de Pierre Mamboundou, qui a regagné, dimanche dernier Libreville, au terme d’un séjour médical de plus de six mois en France, dénonce cet accord depuis septembre 2009.

La crise s’est accentuée lorsque l’Alliance nationale des bâtisseurs (ANB) de l’ancien maire de Port-Gentil, Me Séraphin Ndaot Rembogo, qui compte le plus grand nombre des conseillers municipaux, s’est rangée du côté de l’UPG, son allié au sein de l’ACR, une coalition ayant soutenu la candidature de Pierre Mamboundou à l’élection présidentielle du 30 août 2009.

Les conseillers de l’UPG et de l’ANB dénoncent la gestion du maire PDG de Port-Gentil, M. André Jules Ndjambé, et réclament sa démission.

L’accord de co-gestion avait été négocié par le défunt président Omar Bongo Ondimba, au sortir des élections locales de 2008, encouragé par la première expérience de co-gestion réussie en 2001 entre le PDG et le Parti gabonais du progrès (PGP, opposition), alors présidé par son leader charismatique, le défunt avocat Pierre Louis Agondjo Okawé.

Grâce à l’arbitrage du défunt président Omar Bongo Ondimba, l’accord avait tenu et cette première expérience s’était révélée concluante. Alors que le PDG comptait le plus de conseillers municipaux, Me Agondjo Okawé avait été élu président du conseil municipal (2002-2008).

Me Ndaot Rembogo lui avait succédé à la suite de son décès intervenu en cours de mandat, en août 2005.

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