(Par Jean René BE MISSANG)

Le Fonds de solidarité thérapeutique national mis en place par les autorités gabonaises, dans le cadre de la lutte contre le SIDA, a contribué à renforcer les capacités de prise en charge des malades du SIDA.

Crée en l’an 2000 à l’instigation du sommet de l’Union africaine (UA) tenu à Abuja, la capitale fédérale du Nigeria, le fonds est financé exclusivement par l’Etat gabonais à hauteur de un milliard de FCFA, destinés à l’achat des antirétroviraux devant être mis à la disposition des malades.

Avant la mise en place du fonds, les patients déboursaient de 400.000 à 600.000 FCFA pour la trithérapie (traitement médicamenteux associant trois principes agissant différemment), a expliqué le directeur général de la prévention du SIDA et coordonnateur des Centres de traitement ambulatoires (CTA), le Dr Guy-Patrick Obiang Ndong.

Grâce au Fonds, les malades bénéficient de la gratuité des antirétroviraux et des prestations des CTA, structures médicales spécialisées dans la prise en charge des malades, créées le 24 mars 2001.

Selon l’arrêté portant création des CTA, ‘’le traitement est gratuit pour les femmes enceintes, les élèves, les étudiants, les retraités et toutes les personnes dont le revenu est inférieur à 150.000 FCFA’’. En revanche, une contribution allant de 2000 à 10.000 FCFA est demandée aux malades ayant un revenu supérieur à 150.000 FCFA.

Le Gabon s’est doté de quinze centres de prise en charge des malades du SIDA, dont quatre à Libreville, la capitale, qui dispose également de deux CTA contre un pour chacune des neuf provinces du pays. Libreville.

L’hôpital Schweitzer de Lambaréné (centre) et l’hôpital de Bongolo, dans la province de la Ngounié (sud), disposent chacun d’un CTA, une structure qui comprend un service social chargé de moduler la contribution des patients en fonction de leurs statuts socioprofessionnels (revenus, charges sociales, situation familiale, nombre d’enfants à charge, type d’habitat, entourage familial…).

Le bilan pré thérapeutique qui sert à évaluer l’état biologique du patient coûte 10.000 FCFA mais il peut également être gratuit pour certains malades. Face aux nombreux cas sociaux, le service social fait preuve d’indulgence. C’est ainsi que le Fonds thérapeutique peut aussi prendre en compte la consultation médicale et les maladies opportunistes.

Selon un infirmier du CTA du Centre hospitalier de Libreville (CHL), le traitement antirétroviral est à vie et nécessite une certaine discipline du patient qui doit prendre régulièrement et en permanence ses médicaments et faire des contrôles périodiques.

Il a indiqué que l’achat des médicaments antirétroviraux relève de l’Office pharmaceutique national (OPN), qui en assure aussi la distribution.

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