C’est la question qui taraude les esprits des observateurs actuellement dans la capitale gabonaise Libreville notamment au regard de la succession des rencontres entre Pierre Mamboundou, président du parti politique de l’opposition « l’Union du Peuple gabonais » (UPG opposition) et le président de parti démocratique gabonais (PDG au Pouvoir) par ailleurs, président de la République, chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba.
Pierre Mamboundou, a été reçu par Ali Bongo lundi dernier à la présidence de la République de Libreville après la rencontre de Paris entre les deux personnalités en septembre dernier.
Des questions « d’intérêt national » ont constitué la trame des échanges entre les deux personnalités lors de la rencontre de Libreville, ce qui laisserait à penser que l’UPG est désormais proche du pouvoir. Cela d’autant plus que cette formation politique s’était illustrée comme étant le premier parti de l’opposition gabonaise et premier contestataire des décisions et mesures prises par les gouvernements du défunt président Omar Bongo.
Un an après l’élection du successeur de Omar Bongo, l’opposant virulent qu’était Pierre Mamboundou se serait ravisé sur un coup de tête sans garantie, à l’heure où de nombreux bouleversements au niveau du gouvernement sont attendus dans les prochaines semaines ? Difficile à croire en tous cas, mais pour les observateurs de la vie politique nationale, « les gabonais devraient s’attendre à une entrée de l’UPG dans le prochain gouvernement ».
Aussi, lors de la dernière sortie de l’UPG, cette formation politique félicitait via un communiqué issu des analyses du conseil des ministres, les mesures prises par la séance de travail ministériel du jeudi dernier notamment sur la suspension des coupures d’électricité et d’eau les week-end et jours fériés sur l’étendue du territoire, tout en invitant le gouvernement à veiller à l’application de cette mesure pour le bonheur de toute la population.
C’est certainement le début d’une franche collaboration entre l’opposition et le pouvoir au Gabon afin, on l’espère en tout cas, que les maux qui minent le quotidien des gabonais puissent être éradiqués. En effet, avec la connaissance des réalités du pays dans leur profondeur de l’opposition depuis les années 1990 et l’argent de l’exécutif gabonais notamment le gouvernement, on est en droit de croire que l’union des deux partis pourrait être le début des solutions aux nombreux problèmes auxquels le pays est confronté.

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