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Gabon : Le scandale WikiLeaks confirme qu’il y a eu coup d’État au Gabon

Francois Gouahinga on Tuesday, November 30, 2010 – Dans un télégramme classé SECRET et adressé à la Secrétaire d’État américaine Hillary Clinton à la veille de sa visite en France en 2009, l’ambassadeur Charles Rivkin en poste à Paris fait le tour d’horizon des relations entre la France et son pays.

Les relations avec l’Afrique figurent sur la liste des dossiers où les deux pays ne sont pas sur la même page, même si, en fin diplomate, M. Rivkin reconnait l’apport de la France sur les dossiers prioritaires pour Washington: sécurité dans le Sahel et au large des côtes somaliennes, Soudan…

Le télégramme, enregistré sous le numéro 1473 début novembre 2009, était censé demeurer secret jusqu’au 3 novembre 2019. Mais c’était sans compter sur le zèle de WikiLeaks.

Revenons donc au document. Parmi les sources de tension entre les USA et la France, l’ambassadeur américain note ceci:

« Pour ce qui est de l’Afrique, la France peine à mettre en pratique la rupture pronée par [Nicolas] Sarkozy. Ceci découle en partie du fait que lorsque des crises liées à la gouvernance ont éclaté dans plusieurs pays francophones, notamment en Mauritanie, au Gabon, à Madagascar, au Niger et en Guinée [Conakry], la France a privilégié de manière expéditive le maintien de l’ordre ancien au détriment des principes plus nobles. »L’observateur averti remarque alors que les 5 pays sur cette liste n’ont qu’un point commun.

->Août 2008: le président démocratiquement élu Ould Abdallahi est renversé en Mauritanie->Décembre 2008: le capitaine Moussa Dadis Camara prend le pouvoir en Guinée suite au décès de Lansana Conté->Mars 2009: l’Union africaine suspend Madagascar après la prise du pouvoir par l’ancien maire de Tana, Andry Rajoelina->Mai-juin 2009: Mamadou Tandja « dissout » les institutions et la Constitution du Niger et s’arroge des pouvoirs exceptionnels->Octobre 2009: Ali Bongo inverse le décompte des voix et se déclare président du Gabon

Ainsi informée par l’un de ses plus fins diplomates, Mme Clinton conseille alors au président américain Barack Obama de ne pas reconnaitre la prétendue victoire de bébé Bongo.

Il a donc fallu attendre que le Gabon assume la présidence du Conseil de sécurité de l’ONU en mars 2010 pour que Mme Clinton appelle Bongo Ali « président ». Le prix? Rénonciation publique de l’Iran et interdiction formelle de vendre l’uranium à Téhéran ou à ses alliés. Comme disait le Nègre de Suriname dans le roman Candide: « C’est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe ». Et nous, la misère.

source: ivoirenews

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