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Côte d’Ivoire: le camp Ouattara espère une décision sur l’option militaire

Le camp d’Alassane Ouattara, président ivoirien reconnu par la communauté internationale, espère que l’organisation régionale de la Cédéao se prononcera vendredi sur une option militaire pour chasser du pouvoir Laurent Gbagbo, selon un de ses porte-parole.
Pour résoudre la crise née de l’élection présidentielle du 28 novembre, il y avait « trois leviers, la diplomatie, les finances et l’armée », a déclaré à l’AFP Patrick Achi, soulignant que son camp l’avait déjà emporté sur les deux premiers.
L’ONU a reconnu mercredi Youssouf Bamba, l’ambassadeur désigné par Alassane Ouattara auprès de l’organisation internationale.
Jeudi, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) a reconnu que M. Ouattara était le seul habilité, au nom de la Côte d’Ivoire, a gérer les affaires financières liées à cette institution et à sa banque, la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
« On est très heureux de cette décision », a affirmé Patrick Achi, précisant que son camp n’avait pas encore reçu vendredi matin les modalités d’application de cette décision.
« Mais ce qui a été décidé hier signifie que seule la signature de Ouattara ou de ses délégataires est reconnue », donc que le camp Gbagbo « n’a plus aucun droit sur aucun compte de la Côte d’Ivoire », a-t-il dit.
« Il ne reste plus que le troisième levier (militaire), qui va certainement être discuté aujourd’hui dans le cadre de la rencontre de la Cédéao », la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, dont un sommet se tient ce vendredi à Abuja, a ajouté M. Achi.
Mercredi, Guillaume Soro, Premier ministre d’Alassane Ouattara, avait demandé à la communauté internationale de faire usage de la force pour déloger du pouvoir Laurent Gbagbo, qui s’était réaffrmé la veille président.
Les dirigeants de la Cédéao s’étaient déjà rencontrés le 7 décembre au Nigeria et avaient appelé Gbagbo à céder le pouvoir à Ouattara. Ils avaient suspendu la Côte d’Ivoire de l’organisation.
Vendredi, ils doivent évoquer d’éventuelles sanctions contre Gbagbo et d’un renfort des troupes de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci), actuellement composée de 9.000 hommes, appuyés par 900 soldats français de l’opération Licorne dont Gbagbo a demandé le départ.

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