C’est quasiment bouclée, l’adoption du projet de loi constitutionnel soumis au parlement par le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba. Projet de texte qui passe, en dépit de la levée de boucliers de l’opposition, qui dénonce notamment le maintien du scrutin à un tour pour toute élection politique. L’opposition demande pour le retour au scrutin à deux tours, principalement t pour ce qui concerne le scrutin présidentiel. Mieux, le président Ali Bongo, renforce au grand dame de cette opposition ses pouvoirs législatifs et judiciaires, devenant le représentant du peuple devant la loi.

Le clan au pouvoir se voit renforcer par ailleurs certains pans de ses prorogatifs, avec notamment la capacité de maintien en fonction à vie des présidents de certaines institutions, à l’exemple de la cour constitutionnelle, souvent accusée de partialité lors des contentieux post électoraux, particulièrement lors de l’élection du président de la république et des membres du parlement. Une institution aux mains de la mère des frères de même père, d’Ali Bongo Ondimba, disons de sa mère, pour parler comme les africains qui prennent en compte la famille élargie. Les membres de cette institution sont renouvelables au tiers, tous les cinq ans, selon les nouvelles dispositions.
Le champ de la présidence à vie à la tête d’institution est également ouvert à Emmanuel Ondo Méthogo, qui préside aux destinées du conseil national de la communication.

Des modifications qui scellent les ingrédients d’un processus politique dépourvu de leviers de transparence, et qui viennent à jamais, rendre quasiment impossible, aussi longtemps que les choses resteront à l’état, l’hypothèse d’une alternance politique. Plus que jamais difficile pour l’opposition d’espérer inverser la tendance par les urnes, puisque les mécanismes de cooptation des élus sont plus que jamais renforcés.

C’est probablement si rien n’est fait, vers une présidence à vie d’Ali Bongo Ondimba à la tête du Gabon que l’on s’achemine. Les députés et sénateurs de l’opposition ont prêché dans le désert, en dénonçant ses menaces contre la démocratie. Signe des temps, les deux chambres du parlement majoritairement dominées par les élus du parti démocratique gabonais, PDG, au pouvoir, ont adopté ce mardi en congrès du parlement ladite réforme constitutionnelle, qui doit être adoptée par le président de la république, avant son entrée en vigueur.

Le pouvoir et alliés ballaient du revers de la main tous soupçons de vouloir tordre le cou à la démocratie, en défendant une révisons constitutionnel le qui permet au Gabon de s’arrimer aux standards internationaux de la démocratie.

Une adoption du projet de révision constitutionnelle qui est intervenue, alors que l’on annonce désormais pour ce jeudi, au lieu de mardi comme initialement programmée, l’arrivée au Gabon du secrétaire exécutif de l’Union Nationale, l’opposant André Mba Obame, qui boucle ainsi plusieurs mois de présence dans la capitale française.

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