Les membres de la Convention nationale des syndicats du secteur de l’éducation (Conasysed), réunis au cours d’un point de presse ont à nouveau interpellé le gouvernement. Les engagements pris par ce dernier ne sont toujours pas traduits en actes.

La Convention nationale des syndicats du secteur éducation (CONASYSED) ne souhaite pas relâcher la pression sur le respect du protocole d’accord signé avec le gouvernement en janvier dernier. Un document sensé échelonner la satisfaction des revendications des enseignants.

La CONASYSED a interpellé le gouvernement le 27 décembre sur plusieurs points. Il s’agit notamment de l’absence de cahiers de situations cibles, la violation des libertés syndicales, la prime d’incitation à la fonction enseignante.

Concernant les cahiers de situations, les enseignants ont relevé l’absence inexpliquée de ces outils de travail d’évaluation des élèves qui selon eux, n’est pas sans conséquences sur le plan académique.

S’agissant de la prime d’incitation à la fonction enseignante, (Pife), la Convention a demandé au gouvernement de la mensualiser à compter du mois de janvier 2011, conformément à l’article 3 du décret n°0386/PR/MINIC, fixant les conditions et les modalités d’allocation d’une Pife. «Ce mode paiement permettra de mettre fin aux magouilles de tout genre : corruption, règlement de comptes, tripatouillage des listes des ayants droit aux ministères de l’Education nationale et du Budget», a soutenu le Secrétaire général de la CONASYSED Fridolin Mvé Messa.

En, les enseignants ont vivement dénoncés les restrictions de l’exercice du droit syndical et des libertés syndicales et publiques, qui selon eux semble faire tâche d’huile dans notre pays. «C’est une atteinte grave aux droits de l’Homme, car les droits syndicaux sont aussi les droits de l’Homme reconnus par la Déclaration universelle des droits de l’Homme et par un ensemble de conventions internationales adoptées sous l’égide de l’organisation internationale du travail (OIT)», a déclaré Mvé Messa.

Pour les enseignants, les membres du gouvernement impliqués dans ces négociations brilleraient encore, en dépit des «discours mielleux», par un non respect des engagements pris devant la communauté éducative représentée par les syndicats. Ils réclament la satisfaction des revendications qui figurent dans le protocole d’accord signé avec le gouvernement.

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